Test The Blood of Dawnwalker : un RPG vampirique qui mord là où ça fait mal

0
2
PUBLICITÉ

The Blood of Dawnwalker, le nouveau RPG des anciens de CD Projekt Red réunis au sein de Rebel Wolves, était attendu au tournant. Entre ambitions narratives et mécaniques originales, le jeu promettait une aventure vampirique mémorable. Verdict après de longues heures passées dans la vallée de Vale Sangora.

Une vallée sous la coupe des Vrakhiri

L’histoire nous place dans la peau de Coen, un jeune homme dont la famille est enlevée par Brencis, le maître vampire de la région. Transformé contre son gré, Coen découvre qu’il n’est pas un vampire ordinaire : il est un Dawnwalker, capable de retrouver sa forme humaine le jour et de devenir une créature de la nuit une fois le soleil couché. À partir de ce moment, il ne lui reste que trente jours avant une cérémonie fatidique pour sa famille. Chaque décision, chaque quête accomplie ou négligée, chaque relation tissée peut influencer le déroulement de cette course contre la montre.

Cette mécanique temporelle est la colonne vertébrale du jeu. Loin d’être un simple gadget, elle donne un sens à chaque action. Explorer, aider un villageois ou poursuivre l’histoire principale consomme un temps précieux. Le joueur doit constamment évaluer ses priorités, ce qui renforce l’immersion et la tension dramatique.

Une direction artistique cohérente

Visuellement, The Blood of Dawnwalker ne mise pas sur la surenchère d’effets. Il préfère une direction artistique soignée et cohérente, qui donne une véritable identité à Vale Sangora. Les montagnes, les forêts denses, les villages et les fortifications composent un décor médiéval sombre, parfaitement adapté à l’ambiance vampirique. La vallée est suffisamment compacte pour devenir familière, mais assez vaste pour encourager l’exploration.

Ce choix de taille maîtrisée se révèle payant. On repasse régulièrement par les mêmes lieux, on finit par reconnaître les chemins, et cette répétition crée un sentiment d’appartenance rare dans les jeux en monde ouvert. La présence de PNJ variés, qu’il s’agisse d’habitants, de soldats ou de créatures, renforce l’impression d’évoluer dans un territoire vivant, réellement soumis à la domination des Vrakhiri.

Des animations faciales inégales et quelques bugs

Si l’ensemble est réussi, tout n’est pas parfait. Les animations faciales sont inégales : parfois convaincantes, parfois manquant de naturel. On note aussi quelques soucis techniques, comme des textures qui apparaissent en retard, des animations qui accrochent ou des problèmes de collision. Rien de rédhibitoire, mais cela trahit un moteur qui aurait mérité un peu plus de finition.

Verdict : un RPG ambitieux et imparfait

The Blood of Dawnwalker est un RPG qui ose. Sa mécanique de temps limité et sa dualité jour/nuit apportent une vraie tension narrative, et son monde, bien que compact, est cohérent et vivant. Les fans de RPG narratifs y trouveront une expérience originale, malgré des défauts techniques et des animations perfectibles. Ce n’est pas le jeu parfait, mais c’est une aventure qui mord là où ça fait mal.

PUBLICITÉ