NVIDIA a marqué les esprits lors de la dernière Gamescom en dévoilant le DLSS 5, sa nouvelle technologie de rendu neuronal temps réel. Nous avons eu l’opportunité de la tester en avant-première sur NBA 2K27, le premier jeu à l’intégrer, et nos premières impressions sont très positives.
Qu’est-ce que le DLSS 5 ?
Le DLSS (Deep Learning Super Sampling) a bien évolué depuis son introduction en 2018. À l’origine, il s’agissait d’utiliser l’IA pour reconstruire une image haute résolution à partir d’un rendu basse résolution, améliorant ainsi les performances. Mais avec le DLSS 5, NVIDIA franchit un cap : il ne s’agit plus seulement d’améliorer l’image, mais de participer à sa création.
Le DLSS 5 est présenté comme un modèle de rendu neuronal capable d’intervenir sur l’éclairage et les matériaux pour produire un résultat photoréaliste. Il exploite les données du moteur de jeu (couleur, vecteurs de mouvement) tout en restant fidèle à la scène 3D d’origine.
Reconstruction, approximation, génération
Pour comprendre le DLSS 5, NVIDIA distingue trois concepts clés :
- Reconstruction : le modèle comble les informations manquantes d’une image rendue en basse résolution.
- Approximation de fonction : l’IA approxime des calculs graphiques coûteux.
- Génération : le cœur du DLSS 5. Le modèle génère l’apparence finale de certains éléments, comme la peau ou les cheveux, en se basant sur les données du moteur.
Attention : il ne s’agit pas de générer le jeu de zéro. Le moteur continue de gérer la géométrie, les animations et la caméra. Le DLSS 5 intervient sur le comment représenter la scène, pas sur le quoi représenter.
Un enjeu de cohérence temporelle
Dans un jeu vidéo, chaque image doit être cohérente avec les précédentes et les suivantes. Un filtre IA classique peut produire des variations inacceptables entre les frames. Le DLSS 5, lui, est conçu pour rester stable dans le temps, grâce à l’analyse des vecteurs de mouvement et à une forte contrainte avec le rendu traditionnel.
Comme l’explique NVIDIA, le modèle ne peut pas « inventer » des éléments non prévus par le moteur. Il s’agit d’un outil de rendu, pas d’une IA générative libre.
NBA 2K27, banc d’essai idéal
NBA 2K27 est un excellent choix pour démontrer le DLSS 5. Le jeu met en scène des visages détaillés, des matériaux variés, des éclairages complexes et des mouvements rapides. Lors de notre test, l’activation du DLSS 5 a apporté un gain visuel notable, notamment sur la peau, les cheveux, les tissus et même le public en arrière-plan. L’occlusion est plus crédible, et l’ensemble gagne en profondeur.
Si la différence n’est pas aussi radicale qu’un changement de génération de console, elle reste très impressionnante, surtout sur un PC portable équipé d’une RTX 5060 Ti Laptop, où les résultats nous ont semblé encore plus bluffants.
Le contrôle des artistes
NVIDIA insiste sur le fait que le DLSS 5 reste un outil au service des développeurs. Ces derniers peuvent choisir où et comment l’utiliser, avec des réglages granulaires. Un jeu stylisé ne sera pas forcément transformé en photoréalisme. NBA 2K27 est le premier titre à en bénéficier car son équipe a implémenté la technologie selon sa direction artistique.
Les récentes fuites de fichiers .DLL appliqués arbitrairement à d’autres jeux ne rendent pas justice à la technologie, selon NVIDIA. Le résultat peut sembler « sans âme » par rapport à une intégration soignée par les créateurs.
Performance et avenir
Nous n’avons pas encore pu mesurer précisément l’impact sur les performances, mais le DLSS 5 semble bien optimisé pour le temps réel. Des tests approfondis seront menés prochainement. Ce qui est sûr, c’est que le DLSS 5 marque une étape importante dans l’évolution du rendu 3D, et NBA 2K27, disponible le 4 septembre, sera le premier jeu à en profiter.
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