Don’t Nod : le plan de restructuration pourrait entraîner 90 licenciements à Paris

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Le studio français Don’t Nod traverse une période difficile. Deux jours après avoir évoqué un « projet de transformation » destiné à sauvegarder sa compétitivité, l’entreprise a précisé les contours de sa restructuration, avec des conséquences potentiellement lourdes pour ses effectifs parisiens.

Jusqu’à 90 postes menacés à Paris

Selon les informations révélées, ce sont jusqu’à 90 personnes qui pourraient être licenciées au sein du studio parisien dans les prochaines semaines. Un chiffre considérable, puisque l’équipe parisienne ne compte plus qu’environ 150 salariés. Si le plan est mené à son terme, il ne resterait qu’une cinquantaine de personnes, alors que le studio employait environ 270 salariés il y a deux ans.

La direction justifie cette décision par plusieurs facteurs : les ventes décevantes d’Aphelion, dont les coûts de développement n’ont pas été amortis, les difficultés globales du secteur du jeu vidéo, et une perte nette de 4,3 millions d’euros au premier semestre 2026. Ces éléments créent une incertitude « significative » quant à la viabilité financière de l’entreprise au-delà du 31 janvier 2027.

Un recentrage stratégique sur une seule ligne de production

Don’t Nod entend également recentrer son activité en France autour d’une « ligne de production unique ». Concrètement, le studio parisien se concentrerait désormais sur un seul projet à la fois, abandonnant ainsi la gestion simultanée de plusieurs développements. Cette stratégie vise à rationaliser les coûts et à améliorer l’efficacité.

Montréal épargné grâce à Netflix

Contrairement au site parisien, Don’t Nod Montréal n’est pas concerné par ce plan de sauvegarde de l’emploi. Le studio canadien bénéficie d’un partenariat avec Netflix pour développer un jeu narratif basé sur une licence majeure de la plateforme de streaming. Ce contrat offre une relative stabilité à l’équipe montréalaise.

Cette nouvelle restructuration s’inscrit dans un contexte plus large de difficultés pour l’industrie du jeu vidéo, avec de nombreux studios contraints de réduire leurs effectifs. Certains employés ont d’ailleurs appris la nouvelle par les médias et les réseaux sociaux, comme ce fut le cas pour le producteur de Jusant, ce qui suscite des réactions amères en interne.

La rédaction de Big-N exprime sa solidarité envers les personnes touchées par ces licenciements.

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