Test de Big Walk sur Nintendo Switch 2 : une aventure coopérative en ligne exigeante

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Big Walk, le nouveau jeu du studio House House (déjà à l’origine d’Untitled Goose Game), est disponible sur Nintendo Switch 2. Ce titre d’aventure coopératif en ligne, jouable jusqu’à 12 joueurs, mise sur l’exploration et la résolution d’énigmes sur une île mystérieuse. Nous avons pu y jouer en équipe, et voici notre verdict.

Un concept intrigant, mais une aventure secondaire ?

Dès l’annonce, Big Walk a attiré l’attention par sa direction artistique épurée et son concept de « grande marche » entre amis. Pourtant, les développeurs semblent considérer l’aventure comme un prétexte pour passer du temps ensemble, déclarant que « l’aventure mise à part, passer du temps avec des amis est la meilleure partie d’une grande marche ». Une philosophie qui peut surprendre, surtout en 2026 où les moyens de communication sont nombreux. Pour notre équipe, l’aventure a justement été le cœur de l’expérience, et heureusement, elle fonctionne plutôt bien.

Une exploration façon escape game coopératif

Nous avons comparé Big Walk à un Myst coopératif en monde ouvert. L’île est vaste, et il faut d’abord repérer les zones d’intérêt contenant des énigmes, puis comprendre comment les résoudre. Les puzzles s’adaptent au nombre de joueurs, que ce soit à deux ou à trois. Nous avons eu quelques fous rires en tentant des solutions qui semblaient simples mais se révélaient plus complexes. La satisfaction de résoudre une énigme et de récupérer une récompense (des objets en forme de courge servant de clés) est réelle, mais elle laisse vite place à une certaine frustration.

Une limitation d’inventaire frustrante

En effet, malgré nos deux mains, nous ne pouvons transporter qu’un seul objet à la fois. De nombreux outils sont amusants à expérimenter, mais cette restriction nous a semblé contre-intuitive. À quoi sert-elle ? Ajoute-t-elle au plaisir ? Après plusieurs heures, nous cherchions encore des réponses positives. Cela donne l’impression de vouloir impliquer tout le monde, mais cela ressemble plus à un obstacle qu’à un travail d’équipe satisfaisant.

La gestion du temps et de la lumière

Le temps est précieux dans Big Walk, surtout pour une équipe aux emplois du temps chargés. La nuit tombe rapidement, et il n’est pas toujours possible de tenir une source de lumière. Il faut alors faire preuve de créativité : des objets en forme d’ornements servent de lampes, et nous les avons utilisés pour marquer des sentiers ou mettre en évidence des énigmes à revisiter. On peut même lancer une fusée éclairante pour illuminer le ciel nocturne. Le jeu gère d’ailleurs très bien l’éclairage, et l’attente du jour fait partie intégrante du gameplay, même si elle peut être frustrante. Heureusement, des radios disséminées sur l’île diffusent une musique originale et envoûtante qui rend ces moments plus agréables. Les compositeurs ont réussi à évoquer plusieurs émotions, et nous avons hâte de découvrir leurs prochaines créations.

Une prise en main difficile et une communication limitée

House House veut nous faire simplement marcher, s’asseoir (des sièges sont partout) et parler, mais ce n’est pas une utilisation efficace du temps de jeu. En tant qu’hôte, j’ai ressenti la pression de coordonner des joueurs dans différents fuseaux horaires. La première heure a été déroutante, car le jeu nous laisse livrés à nous-mêmes, avec un tutoriel qui mériterait plus de détails. Il y a une vraie courbe d’apprentissage, et ce n’est pas un jeu que l’on termine rapidement. À chaque session, il fallait un certain temps pour se réhabituer aux mécaniques et retrouver notre progression. Big Walk conviendrait mieux à de jeunes joueurs en ligne avec moins de responsabilités.

La communication est également un point faible. Parler n’est pratique que si les personnages sont proches ; sinon, il faut espérer trouver des talkies-walkies, qui auraient dû être disponibles dès le départ. Les gestes, bien qu’amusants, sont aussi efficaces qu’un mime. Se déplacer d’un point A à un point B demande déjà de la concentration, sans avoir à vérifier constamment que personne ne se coince dans le terrain rocheux.

Un succès mérité, mais des choix discutables

Malgré ces réserves, Big Walk rencontre un succès commercial et critique, et nous en sommes heureux. Le studio a atteint ses objectifs de développement, mais certains choix, bien qu’intentionnés, nous semblent malavisés. Nous espérons qu’une suite verra le jour, avec un support du Gameshare, un meilleur équilibre et plus de finition, pour rendre le divertissement plus accessible. Les moments forts sont là, mais il faut les chercher. Si vous avez un groupe d’amis patients, de bonnes connexions internet et du temps à consacrer, Big Walk pourrait être mémorable. Nous aurions aimé un peu plus d’aventure et de puzzles, et un peu moins de simulateur de marche.

Note : 7/10

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