Microids et Ocellus Studio remettent le couvert avec Marsupilami 2 : Salsa Palombia, sorti le 3 septembre 2026. Cinq ans après Marsupilami : Le Secret du Sarcophage, les trois jeunes marsupilamis Twister, Hope et Punch repartent en mission pour sauver la Palombie. Cette fois, la menace est musicale : la Reine des momies veut donner un concert maudit. Le jeu de plateforme en 2.5D s’inspire toujours des grands noms du genre, mais apporte-t-il assez de nouveautés ?
Un voyage musical en Palombie
Le scénario est prétexte à enchaîner quatre mondes colorés, chacun avec sa propre identité musicale et environnementale. La structure rappelle les classiques : une carte de sélection des niveaux façon Crash Bandicoot, des niveaux à débloquer, et un boss à la fin de chaque monde. Pour affronter ces boss, il faut récolter 40 notes de musique, obtenues en explorant les niveaux, en récoltant des fruits ou en réussissant des dojos cachés. Malheureusement, pour accéder au dernier monde, le jeu exige 60 notes, ce qui oblige à refaire des niveaux ou à passer par le mode Salsa.
Le mode Salsa : une répétition forcée
Le mode Salsa est une variante des niveaux où il faut récolter un maximum de nourriture pour augmenter un multiplicateur et gagner jusqu’à 3 notes. Mais il s’agit des mêmes niveaux, sans changement de parcours, avec pour seule contrainte d’aller vite. C’est une reprise du mode chrono du premier épisode, et cela donne une impression de remplissage pour allonger artificiellement la durée de vie.
Un gameplay toujours aussi houba-esque
La grande nouveauté de cet épisode est l’arrivée de pouvoirs pour les trois personnages. Twister peut dasher et planer, Hope fait un saut tournoyant et rebondit sur certains ennemis, et Punch se transforme en boule pour rebondir sur les piques et détruire des éléments. Le jeu impose deux personnages par niveau, et on peut switcher à tout moment. Cette mécanique est parfaitement exploitée en coopération locale, la grande nouveauté de ce Marsupilami 2. Chaque joueur choisit son personnage, et l’écran partagé est très lisible. Dommage que la coopération soit uniquement locale, mais cela se comprend vu l’ambition du studio.
Des difficultés en Palombie
Le jeu propose un mode facile avec vies infinies, mais cela n’empêche pas les chutes mortelles. Côté bestiaire, on retrouve les mêmes ennemis qu’en 2021, avec quelques retouches. Les boss, eux, sont des versions momifiées des précédents, mais les combats ont changé : fini les courses-poursuites, place aux arènes. Si les affrontements sont globalement sympathiques avec leurs trois phases, certains sont visuellement brouillons, comme celui du deuxième monde avec ses flashs lumineux violets.
Vendu à 25€, Marsupilami 2 : Salsa Palombia est un jeu de plateforme à petit budget, qui arrive dans un mois de septembre chargé, juste avant Rayman Legends Retold à 39,99€. Mais après cinq ans, on attendait plus qu’une simple amélioration visuelle et quelques ajustements. Le jeu reste agréable, surtout en coopération, mais il manque de renouvellement pour convaincre pleinement.
