Des joueurs japonais de Forza Horizon 6 ont été frappés par une vague de bannissements pour avoir partagé des livrées de voitures de style anime, les fameuses itasha. Ces décorations, très populaires au Japon, affichent des personnages issus de séries animées. Les sanctions, qui vont de la suspension de compte au bannissement matériel, ont provoqué une vive colère chez les joueurs concernés.
Selon de nombreux témoignages, les livrées incriminées ne contenaient aucun contenu explicite. Pourtant, leurs créateurs ont été bannis, ce qui laisse penser que le système de modération automatique du jeu est en cause. Certains soupçonnent même des signalements massifs et infondés, exploitant les failles de ce système pour faire bannir des joueurs innocents.
Une tradition japonaise mise à mal
Les itasha sont une véritable tradition dans la culture automobile japonaise. Ces voitures décorées avec des personnages d’anime ou de jeux vidéo sont courantes dans les rues de Tokyo ou lors de rassemblements. Pour les joueurs japonais, il est donc incompréhensible que Forza Horizon 6, qui se déroule justement au Japon, applique une modération aussi stricte à cette pratique locale.
Le jeu, sorti en 2025, est l’un des plus vendus sur Steam en 2026. Son cadre japonais a été salué par la critique, mais cette affaire ternit l’expérience pour une partie de la communauté. Les joueurs touchés ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux et via des critiques négatives sur Steam.
Playground Games, le studio derrière la série Forza, n’a pas encore réagi officiellement. La pression monte cependant, et il est probable que le développeur doive ajuster ses systèmes de modération pour éviter de nouvelles sanctions injustifiées. En attendant, la communauté espère une résolution rapide, surtout à l’approche du lancement du jeu sur PS5 prévu pour la fin de l’année.
Cette situation soulève des questions sur l’équilibre entre la protection des joueurs et le respect des cultures locales. Les itasha ne sont pas des contenus offensants, mais une forme d’expression artistique profondément ancrée au Japon. Les bannir revient à nier une partie de l’identité du pays que le jeu prétend célébrer.
Reste à voir si Playground Games prendra des mesures pour corriger le tir. Une mise à jour du système de modération, avec une meilleure prise en compte du contexte culturel, serait sans doute bien accueillie. D’ici là, les joueurs japonais devront peut-être éviter de partager leurs créations, de peur de perdre leur compte.
