Tristia: Chronicles débarque sur Switch avec deux titres de la série Tristia, jusqu’ici confidentielle en Occident. Cette compilation de Kogado Studio propose Tristia: Legacy et Tristia: Restore, deux simulations d’inventeur mettant en scène Nanoka Flanka, une adolescente chargée de redonner vie à la ville insulaire de Tristia après une attaque de dragon. Le tout rappelle fortement les anciens Atelier, avec leur mélange de crafting, de gestion du temps et de visual novel. Mais si le voyage dans le temps a son charme, tout n’est pas réussi.
Un héritage à double visage
Les deux jeux partagent la même prémisse : Nanoka, petite-fille du célèbre inventeur Prospero Flanka, est envoyée à sa place pour aider Tristia. Malgré ses compétences, son jeune âge lui vaut le mépris des habitants. Après avoir réparé une fontaine grâce à une technologie ancienne, elle gagne le soutien de la prêtresse Reygurett et dispose d’une année pour transformer la ville. Mais les similitudes s’arrêtent là.
Tristia: Legacy est le titre original, une simulation pure avec des éléments de visual novel. Le joueur explore la ville, déclenche des événements, récupère des objets, les recherche pour obtenir des idées, puis fabrique des inventions pour accomplir des requêtes liées à l’histoire. Comme dans Atelier, le temps s’écoule à chaque action (recherche, craft, sommeil) et il est possible d’échouer lors de la création d’une recette. Le charme opère malgré une interface austère et un tutoriel unique, facile à manquer, qui laisse le joueur démuni. La difficulté vient surtout d’un manque d’informations claires, typique des jeux de l’époque où l’on prenait des notes sur papier.
Tristia: Restore, en revanche, adopte une approche plus active. Le crafting se déroule en étapes, avec des mini-jeux de type QTE à différentes stations de l’atelier. Il faut améliorer ces stations, éviter les obstacles qui font perdre du temps, et atteindre des objectifs de création et d’argent avant la fin du chrono. Malheureusement, le résultat est frustrant. Le tutoriel est aussi mauvais que dans Legacy, les QTE sont envahissants et fastidieux, et l’interface n’aide pas à suivre les ingrédients et étapes nécessaires. Tout ce qui rendait Legacy attachant disparaît, laissant place à l’ennui et à l’agacement.
Un verdict mitigé
Au final, Tristia: Chronicles est une plongée intéressante dans une série classique qui a inspiré des suites et un anime. Mais la compilation souffre de l’inclusion de Restore, clairement inférieur. Si l’on note l’ensemble à 6/10, Legacy mérite un solide 7/10 pour son atmosphère rétro et sa boucle de gameplay satisfaisante, tandis que Restore plafonne à 4 ou 5/10. Les amateurs de simulations old-school et de la série Deep-Blue y trouveront leur compte, à condition de se concentrer sur Legacy. Les autres passeront leur chemin, ou attendront une éventuelle sortie séparée du premier titre.
Tristia: Chronicles est disponible sur Switch et PC. Les jeux étaient auparavant sortis sur PS2, PSP et PC au Japon.








