Dragon’s Dogma 2: Dark Arisen arrive sur Nintendo Switch 2, et c’est une déclaration d’intention de la part de Capcom. Le jeu avait divisé à sa sortie initiale il y a deux ans, mais l’extension Dark Arisen avait transformé l’expérience originale. Les joueurs Switch 2 profitent donc d’une version enrichie, avec toutes les mises à jour et le contenu additionnel. Ce n’est toujours pas un jeu pour tout le monde, mais c’est sans doute la meilleure version disponible à ce jour.
Vous incarnez l’Insurgé, un héros choisi par le dragon après s’être fait arracher le cœur. Votre destin est de régner sur le royaume de Vermund, mais quelqu’un a déjà pris votre place sur le trône. L’intrigue démarre fort, mais on peut parfois perdre le fil de l’objectif principal. Le jeu vous laisse explorer à votre rythme, sans vous tenir la main. C’est rafraîchissant, mais il faut accepter de se perdre.
Le monde de Dragon’s Dogma 2 évolue sans vous. Des quêtes peuvent expirer, des personnages peuvent mourir si vous tardez trop. Le voyage rapide, désormais illimité grâce à la Pierre de retour éternelle, devient un choix stratégique : risquer de rater un événement en prenant un raccourci, ou explorer à pied pour découvrir des secrets. C’est un parti pris audacieux qui renforce l’immersion.
Les pions, ces compagnons si particuliers
Les pions sont au cœur de l’expérience. Vous créez votre pion principal et recrutez deux autres compagnons pour former une équipe de quatre. Ils sont utiles en combat, mais aussi pour transporter votre butin. Le système de gestion de poids devient moins pénible quand on peut répartir les objets. On finit par s’attacher à eux, même s’ils ont parfois un comportement étrange, répétant les mêmes phrases ou se montrant peu fiables. C’est fidèle à leur nature de marionnettes sans émotions, mais cela peut agacer.
Le système de combat est nerveux, rappelant Monster Hunter. On peut escalader les grands ennemis pour frapper leurs points faibles. Les vocations (classes) sont classiques : Archer, Combattant, Mage, Voleur, avec des évolutions avancées et hybrides. L’absence de verrouillage de cible peut surprendre, mais elle ajoute de la profondeur stratégique. Les combats contre les gros monstres sont rares dans le jeu de base, mais plus fréquents dans la nouvelle région de Norgan.
Contenu de Dark Arisen et performances sur Switch 2
L’extension Dark Arisen s’intègre parfaitement au jeu de base. La nouvelle région de Norgan est accessible tôt, mais son niveau élevé la rend difficile. Les Rites perdus, douze donjons répétables, sont plus abordables dès le niveau 20. Pas de sauvegarde cross-plateforme, donc tout le monde repart de zéro, mais c’est l’occasion de redécouvrir le jeu.
Sur le plan technique, Capcom a fait un travail remarquable. Le jeu propose un mode à fréquence d’images variable ou verrouillée à 30 FPS, avec une option de génération d’images. En mode portable, la fréquence variable avec génération d’images offre une expérience très fluide, malgré un léger ghosting. En mode docké, les textures mettent du temps à charger et le pop-in est plus visible. Les sous-titres ont un rendu saccadé, et il n’y a pas d’option pour les désactiver uniquement en exploration. Les concessions visuelles sont notables, surtout en portable, avec du flou et des textures de faible qualité. Mais les performances sont au rendez-vous, ce qui est impressionnant pour un jeu aussi exigeant.
Dragon’s Dogma 2: Dark Arisen n’est pas le plus beau jeu de la Switch 2, mais il est bien optimisé et arrive dans sa meilleure version. Si vous aimez les RPG exigeants et immersifs, c’est le moment de vous lancer dans l’aventure de l’Insurgé.
