Ubisoft a annoncé un plan de départs volontaires visant à supprimer une centaine d’emplois dans ses studios allemands. Cette décision touche les sites de Düsseldorf, Berlin et Mainz, et intervient dans un contexte de restructuration globale de l’éditeur français.
Un plan de départs volontaires dans trois studios allemands
Selon les informations rapportées par le journaliste Stephen Totilo de Game File, Ubisoft cherche à réduire ses effectifs en Allemagne via un plan de départs volontaires. Ce plan concerne trois studios : Düsseldorf, Berlin et Mainz. L’objectif est de supprimer environ une centaine de postes. Les négociations sont actuellement en cours avec les représentants du personnel.
Comme souvent dans ce type de procédure, le plan de départs volontaires est présenté comme une alternative aux licenciements secs. Si le nombre de départs volontaires n’est pas atteint, des licenciements pourraient suivre. Ubisoft propose une prime de départ calculée en multipliant le salaire mensuel par 1,5, puis par le nombre d’années d’ancienneté dans l’entreprise.
Düsseldorf, le studio le plus touché
Le studio de Düsseldorf est le plus important des trois, avec près de 400 employés. Il est attendu que la moitié des départs concernent ce site, soit environ 50 postes. Ubisoft Düsseldorf est un studio de support qui a notamment contribué au développement de Rainbow Six Siege et de Rayman Legends Retold, ce dernier n’étant pas encore sorti. Le studio a également beaucoup travaillé sur le retour de la licence The Settlers.
Les studios de Berlin et Mainz comptent chacun une centaine de personnes. Ils sont également concernés par le plan, mais dans une moindre mesure. Ubisoft Berlin est aussi un studio de support, tandis que Mainz est connu pour être le studio principal derrière la série Anno, dont le dernier opus, Anno 117: Pax Romana, est sorti l’année dernière.
Une restructuration qui s’étend à l’international
Cette annonce s’inscrit dans une série de mesures de restructuration chez Ubisoft. Récemment, l’éditeur a annoncé la fermeture du studio RedLynx, connu pour la série Trials, ainsi que des licenciements chez Ubisoft Singapour, qui travaillait sur Skull & Bones et Assassin’s Creed: Black Flag Resynced. Ces décisions montrent que même les studios ayant produit des jeux à succès ne sont pas épargnés.
La situation chez Ubisoft reflète les difficultés plus larges de l’industrie du jeu vidéo, où de nombreux éditeurs ont procédé à des réductions d’effectifs ces dernières années. La pression sur les coûts et la recherche de rentabilité poussent les entreprises à rationaliser leurs opérations, parfois au détriment des équipes de développement.
Quelles conséquences pour les projets en cours ?
Pour l’instant, Ubisoft n’a pas communiqué sur l’impact de ces départs sur les projets en cours. Le studio de Mainz travaille probablement sur le prochain Anno, tandis que Düsseldorf et Berlin sont impliqués dans des projets de support. La réduction des effectifs pourrait entraîner des retards ou des réorganisations, mais aucune information officielle n’a été donnée à ce sujet.
Les employés concernés ont jusqu’à une date limite pour se porter volontaires. Les syndicats allemands sont généralement impliqués dans ce type de négociations, et il est possible que des accords soient trouvés pour atténuer l’impact social. Cependant, la tendance générale chez Ubisoft est à la réduction des coûts, et d’autres mesures pourraient suivre si les objectifs ne sont pas atteints.
Cette nouvelle restructuration souligne la fragilité de l’emploi dans l’industrie du jeu vidéo, même au sein de grands groupes comme Ubisoft. Les studios allemands, qui ont pourtant contribué à des succès comme Anno ou Rainbow Six Siege, ne sont pas épargnés par la recherche d’économies.
