La saga Onimusha fait son grand retour avec Onimusha: Way of the Sword, et bonne nouvelle pour les possesseurs de la dernière console de Nintendo : le jeu débarque également sur Switch 2. Annoncé lors du Nintendo Direct du 9 juin aux côtés de Devil May Cry 5 et Dragon’s Dogma 2: Dark Arisen, ce nouvel épisode a suscité beaucoup d’attentes. La rédaction a eu l’occasion de le tester en profondeur : voici notre verdict complet.
Une histoire de samouraï fidèle à l’esprit Onimusha
Le joueur incarne Miyamoto Musashi, un personnage historique emblématique du Japon féodal. L’aventure s’ouvre sur une défaite contre un maître d’école de sabre, puis sur une rencontre fatale avec un monstre humanoïde. Musashi est sauvé par un mystérieux homme en blanc qui lui remet le gantelet Oni, artefact bien connu des fans de la série, qui le ramène à la vie.
Le récit prend une tournure inattendue lorsqu’on découvre que d’autres personnages, comme Takamura et Ganryu, possèdent également un gantelet Oni. Une première dans la licence. L’intrigue se concentre sur la protection de Kyoto contre les Genma, des créatures démoniaques venues des enfers. Comme toujours, Capcom s’appuie sur des figures historiques et des acteurs réels pour donner vie à ses héros, avec ici une modélisation inspirée de Toshirō Mifune, légende du cinéma japonais.
Un Souls-like accessible, entre action et exploration
Si Onimusha: Way of the Sword emprunte certains codes des Souls-like — boss exigeants, parade et esquive au cœur des combats, sanctuaires qui réapparaissent les ennemis —, le jeu se veut plus accessible. Les indications contextuelles à l’écran permettent de réagir au bon moment, et cette aide peut être désactivée pour les puristes.
La progression est linéaire et l’exploration de Kyoto se débloque au fil de l’histoire. Les quêtes secondaires, bien que récompensées, manquent de variété et d’écriture. Heureusement, le système de combat, lui, brille par sa profondeur : attaques simples ou à deux mains, reliques spéciales consommant la jauge Oni, gestion des âmes de trois couleurs différentes. Une mécanique bien pensée qui pousse à l’offensive.
Techniquement inégal sur Switch 2
Sur le plan technique, le portage Switch 2 est globalement réussi, mais souffre de quelques défauts. Le jeu tourne à 30 fps constants, sans chute de framerate ni plantage. Les environnements sont détaillés et l’ambiance est au rendez-vous. En revanche, la modélisation des cheveux et de la barbe est clairement en deçà des standards actuels, au point de rappeler l’ère PS3. La synchronisation labiale est également quasi inexistante, ce qui gâche les nombreuses cinématiques, malgré un doublage français complet.
En mode portable, ces défauts sont largement atténués grâce à la taille réduite de l’écran et à une résolution adaptée. Le jeu se révèle même plus agréable à regarder qu’en mode TV.
Conclusion : un retour réussi, malgré quelques réserves
Onimusha: Way of the Sword signe un retour convaincant pour la saga. Capcom modernise habilement la formule, avec un gameplay exigeant mais juste, une ambiance fidèle à l’univers des yokai et des oni, et une durée de vie d’environ 20 heures pour tout compléter. Dommage que la technique ne suive pas toujours, notamment au niveau des cheveux et des quêtes secondaires un peu creuses. Mais l’essentiel est là : un excellent jeu d’action, fluide et accessible, qui prouve que la Switch 2 peut accueillir les blockbusters de Capcom sans rougir.

