L’administration Trump a récemment lancé une série de mini-jeux sur le site Arcade.gov, suscitant une vague d’indignation. Ces jeux, qui s’inspirent librement de classiques comme Tetris, Flappy Bird ou Snake, sont utilisés pour promouvoir la politique migratoire du gouvernement américain. L’initiative, qui survient alors que la Maison Blanche gère d’autres crises, a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux et au sein de la communauté des joueurs.
Des jeux ouvertement politiques
Parmi les titres proposés, Rio Run met en scène le contrôle de la frontière sur le Rio Grande, tandis que Build the Wall reprend le principe de Tetris pour construire un mur le long de la frontière mexicaine. Un autre jeu imite Flappy Bird mais avec un aigle chauve, symbole des États-Unis. Le site inclut également des éléments visuels rappelant des marques connues comme Xbox, PlayStation, GameCube, Pac-Man et Sonic, sans autorisation apparente.
L’ICE au cœur de la controverse
La controverse est renforcée par le lien entre ces jeux et l’agence ICE (Immigration and Customs Enforcement), chargée de l’application des lois sur l’immigration. L’agence est régulièrement critiquée pour ses méthodes, notamment après la mort de citoyens américains lors d’opérations. Les jeux semblent banaliser des situations dramatiques, transformant la détention et l’expulsion des migrants en divertissement ludique.
Des réactions indignées
Le professeur et journaliste indépendant Adam Cochran a qualifié l’initiative de « moment pathétique et honteux de l’histoire américaine ». D’autres internautes ont dénoncé l’utilisation non autorisée de propriétés intellectuelles. Un utilisateur s’est adressé directement à Sega : « C’est inquiétant de voir votre marque et votre musique utilisées pour de la propagande fasciste et de voir la torture et le traitement inhumain des personnes transformés en “nouveaux jeux vidéo” ».
Aucune autorisation des ayants droit
À ce jour, aucune information ne confirme que Sega, Microsoft ou les autres détenteurs de droits aient donné leur accord. Ce n’est pas la première fois que la Maison Blanche utilise des marques sans autorisation ; par le passé, des visuels de Halo, Wii Sports ou Animal Crossing ont déjà été détournés à des fins politiques. La responsabilité des entreprises semble donc difficile à établir, mais la polémique met en lumière les limites de ce type de communication gouvernementale.

