Everybody’s Gone to the Rapture : la mod DLSS 5 le rend presque photoréaliste

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La technologie DLSS 5 de Nvidia continue de faire parler d’elle, et pas seulement sur les jeux récents. Une mod permet désormais d’utiliser cette technologie de rendu assistée par IA sur des titres qui ne la supportaient pas nativement. Les amateurs de graphismes s’en donnent à cœur joie, testant des jeux parfois très anciens pour en mesurer l’impact visuel. Le résultat peut être saisissant, voire troublant, comme le montre l’exemple d’Everybody’s Gone to the Rapture, le jeu d’exploration de The Chinese Room sorti il y a onze ans.

Un rendu qui frôle le photoréalisme

Sur le forum NeoGAF, un utilisateur du nom de Senua a partagé son expérience après avoir appliqué le DLSS 5 avec deux passes sur ce titre culte. Selon lui, le jeu offrait déjà une représentation remarquable d’un village de la campagne britannique, mais l’apport de cette technologie a poussé le réalisme à un niveau inédit, sans dénaturer le style général.

« J’ai toujours pensé que ce jeu représentait magnifiquement un village de campagne britannique, mais avec le DLSS 5 (2 passes), c’est devenu vraiment incroyable ! Cela ne fait qu’accentuer la netteté de l’atmosphère champêtre », a-t-il déclaré. Il s’est également dit surpris que sa GeForce RTX 3080 parvienne à gérer le DLSS 5, même si c’est avec difficulté. Le rendu obtenu l’a tellement impressionné qu’il a passé deux heures à simplement explorer l’environnement et à observer les détails, sans se soucier des objectifs du jeu.

Une question de fidélité artistique

L’effet du DLSS 5 est si marqué qu’il altère profondément le rendu original et modifie l’atmosphère voulue par les développeurs. Ce constat relance un débat déjà épineux : que gagne-t-on à améliorer artificiellement les graphismes d’un jeu, et surtout, que perd-on ? Si la technologie permet d’augmenter le niveau de détail, elle peut aussi gommer les choix esthétiques qui font l’identité d’une œuvre. Everybody’s Gone to the Rapture, avec son ambiance mélancolique et sa direction artistique soignée, est un parfait cas d’école pour s’interroger sur les limites de cette course au photoréalisme.

L’engouement pour cette mod montre que de nombreux joueurs sont prêts à revisiter leurs jeux préférés avec un regard neuf, quitte à en transformer l’expérience. Reste à savoir si cette quête de détail ultime respecte l’intention des créateurs, ou si elle n’est qu’une prouesse technique dénuée de sens artistique.

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