La polémique autour de l’utilisation de l’intelligence artificielle chez Saber Interactive ne semble pas ébranler le studio. Après les déclarations controversées de son CEO, Matthew Karch, qui affirmait qu’il aurait « été heureux de remplacer [une scénariste] par une IA », le directeur créatif Tim Willits a confirmé que la stratégie de communication de l’entreprise ne changerait pas.
Une communication assumée
Interrogé par PC Gamer sur une éventuelle remise en question suite au tollé, Tim Willits a répondu sans détour : « non ». Il a expliqué que l’industrie a toujours connu des controverses, rappelant que Saber avait déjà été critiqué pour avoir lancé World War Z en exclusivité Epic Games Store. « Les gens étaient en colère contre Saber parce que nous avions mis World War Z sur Epic, et ils disaient : “oh, Saber détruit l’industrie” », a-t-il déclaré. Aujourd’hui, il souligne que 30 millions de joueurs ont essayé le jeu. « Les jeux parleront d’eux-mêmes, même dans notre expérience avec Rideshare [Stimulator]. »
Le directeur créatif invite d’ailleurs les joueurs à se faire leur propre opinion en testant le jeu à sa sortie. « Ils pourraient se dire : “Oh, c’est cool ! J’aime ça”. Et s’ils n’aiment pas, très bien », a-t-il ajouté. « Nous allons continuer à faire les meilleurs jeux possible. Nous essayons de leur montrer, de donner aux gens l’opportunité d’y jouer, et de laisser les joueurs prendre leurs propres décisions, car les joueurs sont intelligents. »
Le contexte de la controverse
La polémique a éclaté lorsque Stella Sacco, scénariste sur le jeu Rideshare Stimulator, a affirmé avoir été remplacée par ChatGPT. Le CEO Matthew Karch a depuis présenté ses excuses, mais a également partagé une déclaration dans laquelle il évoque une « semaine instructive » tout en critiquant l’écosystème numérique qui « prospère sur l’indignation et les prises de position superficielles ».
Par ailleurs, la page Steam de Rideshare Stimulator a finalement été mise à jour pour inclure la mention obligatoire de l’utilisation de l’IA, qui manquait depuis la mise en ligne du jeu le 30 juillet. Initialement, Matthew Karch avait indiqué que cette mention serait ajoutée « une fois le jeu finalisé ».
Un studio confiant
Dans une autre interview accordée à Eurogamer, Tim Willits a affiché une grande confiance dans la position actuelle de Saber Interactive. Il estime que le studio est capable d’obtenir « n’importe quelle licence » à une époque où les grands studios restent souvent silencieux entre deux sorties majeures.
Saber Interactive travaille actuellement sur plusieurs projets, dont Turok Origins et Clive Barker’s Hellraiser: Revival, tous deux présentés à la Gamescom. Le studio développe également Warhammer 40,000: Space Marine 3, bien que ce projet n’ait pas fait l’objet de beaucoup de communications depuis son annonce.

