Test de Marvel’s Wolverine : Insomniac libère les griffes de Logan entre sang, linéarité et manque d’audace

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Après avoir démontré avec brio qu’il était possible de vendre des dizaines de millions de copies avec un jeu de super-héros moderne, Insomniac Games a décidé de relever un défi encore plus complexe : abandonner l’open world et les acrobaties aériennes de Spider-Man pour plonger dans la fureur bestiale de Wolverine. Le résultat, Marvel’s Wolverine, sortira le 15 septembre exclusivement sur PlayStation 5. Nous avons parcouru l’intégralité de la campagne et exploré les contenus annexes pour vous livrer notre verdict.

Un Logan plus intime face à la menace Trask

L’aventure se déroule dans un univers inédit où les X-Men ne sont pas encore formés. Trois ans après avoir quitté l’équipe X, Logan est contraint de renouer avec ses anciens coéquipiers, dont Sabretooth et Mystique, pour affronter la menace de Bolivar Trask. Ce dernier, à la tête de Trask Industries, est déterminé à traquer et neutraliser tous les mutants. Le récit tient en haleine sur environ 13 heures, mais les antagonistes manquent cruellement de profondeur, rendant l’intrigue prévisible.

La prison dorée du « wide-linear »

La structure de jeu est un hommage assumé aux productions Naughty Dog, mais elle atteint ici ses limites. Le titre est résolument linéaire, sans quêtes secondaires ni activités dynamiques, et les zones explorables sont parsemées de murs invisibles. Les séquences en moto et les poursuites scriptées ne parviennent pas à masquer cette rigidité. Même les défis optionnels, censés étoffer le contenu, s’avèrent répétitifs et peu gratifiants.

Un prédateur qui ne se cache pas

L’approche furtive, bien que possible, est réduite à sa plus simple expression. L’intelligence artificielle des ennemis se limite à un comportement basique, sans tactique de groupe. Les sens surhumains de Wolverine, au lieu d’être des outils d’investigation, ne servent que de simples indicateurs. L’infiltration se résume à une parenthèse accessoire avant l’affrontement inévitable.

Les muscles d’Insomniac entre splendeur visuelle et accroc technique

Sur PS5 Pro, le jeu impressionne par la modélisation des personnages, les expressions faciales et la dégradation en temps réel des corps et des vêtements. Les environnements extérieurs, notamment Tokyo, sont magnifiques. Malheureusement, des bugs de collision, des ennemis coincés dans le décor et des transitions maladroites entre cinématiques et gameplay viennent ternir l’ensemble. On note également des problèmes de mixage audio dans la version italienne, probablement corrigés par un patch day one.

Conclusion

Marvel’s Wolverine est un action-aventure divertissant et brutal, porté par une excellente interprétation du personnage et une réalisation technique de haut vol. Cependant, son manque d’audace en matière de game design et sa structure excessivement linéaire l’empêchent d’atteindre les sommets espérés. Un titre solide, mais qui laisse un goût d’inachevé.

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