Le cerveau de mouche cartographié par Google joue à Doom et Beat Saber

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La semaine dernière, Google a dévoilé une avancée scientifique majeure : la cartographie complète du cerveau d’une mouche du vinaigre mâle, fruit de plusieurs années de travail et de l’aide de l’intelligence artificielle. Ce modèle, baptisé MaleCNS v1.0, est disponible en téléchargement libre. Rapidement, des esprits créatifs se sont emparés de cette ressource pour une application pour le moins inattendue : faire jouer ce cerveau simulé à des jeux vidéo.

Un cerveau de mouche aux commandes de Doom

Alex Wormuth, ingénieur chez Coinbase, a annoncé sur les réseaux sociaux qu’il entraînait le cerveau de mouche à jouer à Doom, le célèbre FPS d’id Software. Il a même mis en place un flux vidéo en direct pour suivre les progrès de la simulation. Malgré des milliers de tentatives, les performances restent pour l’instant médiocres, mais l’expérience illustre le potentiel de ces modèles neuronaux.

Beat Saber et au-delà

Un autre moddeur, connu sous le pseudonyme domi sur Bluesky, a poussé l’expérience plus loin en connectant le cerveau de mouche à Beat Saber, le jeu de rythme en réalité virtuelle. Dans une vidéo, on voit un modèle de mouche agiter des sabres laser et trancher des blocs au rythme de la musique. Selon domi, le cerveau de mouche s’en sort plutôt bien, peut-être même mieux que certains humains.

Le même moddeur a également testé le cerveau sur des jeux de tir, en utilisant l’activité neuronale pour décider quand tourner et le « chant de parade nuptiale » de la mouche pour déclencher le tir. Une déclaration pour le moins troublante : « Plus la mouche est excitée, plus elle essaie de tirer fort. »

Une avancée pour les neurosciences

Cette cartographie complète du cerveau d’une mouche mâle est une première historique. Google souligne qu’il s’agit d’une étape importante pour les expériences en neurosciences et que cette ressource sera fondamentale pour les années à venir. Les applications ludiques, bien que spectaculaires, ne sont qu’un aperçu des possibilités offertes par ce type de données.

Le fait que des ingénieurs puissent, en quelques jours, entraîner ce cerveau simulé à interagir avec des jeux vidéo démontre la flexibilité et la richesse de ce modèle. Cela ouvre des perspectives fascinantes pour la compréhension du fonctionnement cérébral et, qui sait, pour de futures interfaces entre biologie et informatique.

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