Le boycott organisé par certains joueurs PS5 n’a pas produit de résultats significatifs, selon l’analyste Mat Piscatella. S’appuyant sur les données de Circana, il a indiqué qu’aucun changement notable n’a été observé en termes de nombre de joueurs ou d’engagement sur le territoire américain.
« Non si è verificato alcun cambiamento significativo dal punto di vista del numero di giocatori o del coinvolgimento, stando alle nostre rilevazioni », a écrit Piscatella, précisant que ses observations concernent uniquement les États-Unis. Cette déclaration intervient alors que le mouvement #PS5Blackout, lancé pour protester contre la décision de Sony d’abandonner les disques, n’a visiblement pas réussi à mobiliser suffisamment de monde pour avoir un impact mesurable.
Un boycott sans effet mesurable
Il est rare que les actions coordonnées et les boycotts organisés parviennent à impliquer un nombre suffisant de personnes pour réellement attirer l’attention des entreprises visées. Dans le cas présent, l’initiative semble avoir échoué à créer une perturbation notable dans les habitudes de jeu des utilisateurs PS5. L’organisateur du boycott avait pourtant demandé aux participants de poursuivre l’action « à oltranza », quitte à renoncer à des titres très attendus comme GTA 6. Un objectif qui paraît encore moins plausible aujourd’hui, au vu des données rapportées par Piscatella.
Les chiffres de Circana, qui font référence dans l’industrie du jeu vidéo, montrent que le nombre de joueurs actifs et leur niveau d’engagement n’ont pas varié de manière significative pendant la période du boycott. Cela suggère que la majorité des joueurs n’ont pas modifié leurs habitudes, malgré les appels à la mobilisation sur les réseaux sociaux.
Le mécontentement existe pourtant
Si le boycott n’a pas eu d’effet mesurable, le mécontentement des joueurs est bien réel. Sony a d’ailleurs dû introduire de nouvelles règles de modération en raison de la multiplication des insultes liées à l’abandon des disques. Cette décision montre que la firme japonaise est consciente du climat de grogne, même si les chiffres de la protestation restent peu significatifs.
En juillet dernier, Sony a confirmé l’abandon progressif des supports physiques, une décision motivée par la domination croissante du format numérique. Depuis plusieurs années, les ventes dématérialisées surpassent largement celles des jeux en boîte, notamment grâce aux promotions fréquentes du PlayStation Store. Cette tendance a probablement rassuré Sony quant à la viabilité de sa stratégie, malgré les réticences d’une partie de sa communauté.
Un avenir incertain pour les protestations
L’échec apparent du boycott soulève des questions sur l’efficacité des mouvements de protestation dans l’industrie du jeu vidéo. Si les joueurs sont de plus en plus nombreux à exprimer leur mécontentement en ligne, il semble difficile de transformer cette colère en actions concrètes ayant un impact réel sur les décisions des éditeurs. Le cas de #PS5Blackout illustre cette difficulté : malgré une certaine visibilité médiatique, le mouvement n’a pas réussi à infléchir la stratégie de Sony.
Reste à savoir si d’autres formes de protestation, plus structurées ou plus ciblées, pourraient émerger à l’avenir. Pour l’instant, les données de Circana suggèrent que les joueurs, dans leur grande majorité, continuent de jouer et d’acheter des jeux comme avant, signe que le boycott n’a pas réussi à créer une rupture dans leurs habitudes.

