Le remake de The Legend of Zelda: Ocarina of Time se dévoile enfin à travers une session de jeu prolongée. Prévu pour le 5 octobre 2026, ce retour à Hyrule promet de moderniser l’un des jeux les plus influents de l’histoire tout en préservant son âme. Nous avons pu parcourir plusieurs zones emblématiques, du village Kokiri au Temple de la Forêt, et voici ce que nous en avons retenu.
Un lifting visuel spectaculaire, fidèle aux artworks d’origine
Dès l’écran-titre, le ton est donné : la mélodie iconique résonne avec une qualité sonore inédite, et la cinématique de Link chevauchant Epona provoque instantanément une vague de nostalgie. Le village Kokiri, première zone explorée, est immédiatement reconnaissable mais bénéficie d’une refonte graphique complète. Les environnements sont plus détaillés, les textures plus riches, et l’éclairage donne une atmosphère chaleureuse à la forêt.
Les personnages ne sont pas en reste. Les Kokiris affichent désormais des designs plus variés, se rapprochant des illustrations originales dessinées à la main. Chaque habitant gagne en personnalité, renforcée par des dialogues supplémentaires et des cinématiques doublées. Cette attention portée aux détails rend le monde plus vivant et crédible, sans trahir l’esprit du jeu de 1998.
Un gameplay modernisé mais respectueux de l’original
L’une des nouveautés majeures est l’ajout d’un bouton de saut dédié. Fini les sauts automatiques près des rebords : Link peut désormais bondir librement, ce qui fluidifie l’exploration. Le bouton par défaut est X, mais il est possible de le réassigner selon ses préférences. Cette liberté de mouvement s’accompagne d’une caméra entièrement contrôlable au stick droit, une amélioration bienvenue par rapport au système rigide de l’époque.
Le système de ciblage Z, révolutionnaire en son temps, est conservé mais modernisé. Il suffit de maintenir la gâchette LZ pour verrouiller un ennemi, tandis que le stick droit gère la caméra. Cette configuration rend les combats plus dynamiques, notamment contre les Skulltulas géantes qui se montrent plus agressives et moins prévisibles que dans la version Nintendo 64. Les affrontements gagnent en intensité, avec des impacts d’épée plus lourds et satisfaisants.
Des ajustements bienvenus pour une expérience plus fluide
La collecte de rubis pour acheter le bouclier Deku est moins fastidieuse, les rubis étant plus abondants. L’obtention de l’épée Kokiri reste identique, mais la caméra améliorée permet de mieux anticiper la trajectoire du rocher roulant. Ces petites retouches réduisent la frustration sans dénaturer la progression originale.
Le système d’objectifs « Threads of Time » fait son apparition, aidant les joueurs à suivre leur mission principale. Lors de notre session, il indiquait clairement de se rendre au château d’Hyrule. Cette fonctionnalité est discrète mais précieuse pour les nouveaux venus, tout en restant optionnelle pour les puristes.
Le Temple de la Forêt : un défi fidèle, sublimé par la technique
La dernière partie de notre session nous a plongés dans le Temple de la Forêt, avec Link adulte. Le lieu est immédiatement identifiable, mais les effets de brouillard et les jeux de lumière renforcent son atmosphère mystérieuse. La quête des quatre sœurs Poes reste un casse-tête agréable, exigeant observation et logique. Le jeu ne mâche pas le travail : il faut explorer chaque recoin, et les allers-retours sont nombreux.
Le combat contre le boss Phantom Ganon bénéficie grandement de la caméra contrôlable. Il est désormais plus facile de suivre ses déplacements à travers les tableaux et de renvoyer ses projectiles d’énergie. Ce duel, déjà mémorable, gagne en lisibilité et en intensité.
L’ocarina lui-même a droit à une nouveauté : la possibilité de fredonner les mélodies dans le microphone. Nous avons testé cette option, non sans quelques fausses notes (nous avons accidentellement fredonné la Berceuse de Zelda au lieu du Chant du Temps). L’idée est amusante et fonctionne étonnamment bien, offrant une alternative aux combinaisons de boutons.
Un remake qui assume ses racines
Ce remake ne cherche pas à lisser toutes les aspérités du jeu original. Certains mécanismes datés, comme les interrupteurs gelés à faire fondre ou les longs détours pour obtenir une clé, sont conservés. Les donjons exigent toujours de la patience et un sens de l’orientation. Les joueurs habitués aux jeux d’aventure modernes pourraient être surpris par cette exigence, mais c’est aussi ce qui fait le charme d’Ocarina of Time.
En revanche, la carte et la boussole sont plus utiles que jamais pour repérer les objets manquants. Malgré cela, il arrive encore de parcourir de longues distances pour finalement trouver un rubis violet dans un coffre. Une frustration assumée, qui rappelle que le jeu original était conçu pour faire durer l’exploration.
Au final, ce remake de The Legend of Zelda: Ocarina of Time s’annonce comme une réussite. Il modernise suffisamment l’expérience pour séduire les nouveaux joueurs, tout en préservant l’essence qui a fait de ce titre une légende. Rendez-vous le 5 octobre 2026 pour redécouvrir Hyrule sous un nouveau jour.








