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Stupid Never Dies : le roguelite d’action des anciens de Resident Evil sort le 21 octobre sur PS5 et PC

Stupid Never Dies, le roguelite d’action développé par GPTRACK50, le studio fondé par Hiroyuki Kobayashi et Eiichiro Sasaki, sortira le 21 octobre sur PS5 et PC. Édité par Sega, le jeu promet une expérience punk rock déjantée, mais sa structure narrative pourrait frustrer les joueurs.

Un duo de vétérans de Capcom aux commandes

Hiroyuki Kobayashi et Eiichiro Sasaki ne sont pas des inconnus pour les fans de survival horror. Kobayashi a commencé sa carrière chez Capcom en 1996, travaillant sur le tout premier Resident Evil sous la direction de Shinji Mikami. Il a ensuite contribué à de nombreux épisodes de la saga, ainsi qu’à Dino Crisis, Sengoku Basara et Devil May Cry. Sasaki, de son côté, a également œuvré sur la série Resident Evil. En 2022, Kobayashi a quitté Capcom pour fonder GPTRACK50 sous l’égide de NetEase, et c’est avec Sasaki qu’il a lancé ce nouveau projet.

Un univers punk rock et décalé

Stupid Never Dies nous plonge dans un monde post-apocalyptique où les humains et les monstres se sont livrés une guerre dévastatrice. Le protagoniste, Davy, est un zombie amoureux d’une jeune femme congelée. Après avoir accidentellement avalé un œuf de phénix, il obtient des pouvoirs qui lui permettent de rencontrer le Dr Steiner, un humain qui lui propose un plan pour ramener sa bien-aimée à la vie : descendre dans le donjon souterrain et dévorer le KOM, une créature mystérieuse au sommet de la chaîne alimentaire.

Le ton du jeu est résolument décalé, avec un humour absurde et une esthétique inspirée des monstres classiques de la Universal, mais revisitée avec un style street art, graffiti et des couleurs acides. La bande-son, mêlant reprises et compositions originales, renforce cette atmosphère punk. Le jeu ne se prend jamais au sérieux, comme en témoigne la possibilité de regarder le clip musical de la chanson principale dans le menu.

Un gameplay d’action sans lock-on

Stupid Never Dies est un roguelite d’action qui fait des choix audacieux. Le plus controversé est l’absence de verrouillage de cible. Kobayashi a expliqué vouloir créer une sensation de « chaos contrôlé » lors des combats. Si cela fonctionne dans les mêlées contre de nombreux ennemis, cela devient problématique lors des duels contre les boss ou les ennemis d’élite, où la caméra peine à suivre l’action.

Autre particularité : l’absence de parade ou d’esquive classique. À la place, Davy dispose d’un pas en avant qui, bien timing, permet de déclencher un puissant contre. Cette mécanique s’avère suffisante pour survivre, mais demande un certain temps d’adaptation.

Un système de transformation original

La mécanique centrale du jeu repose sur les Styles. En mordant ses ennemis, Davy peut absorber leur noyau et se transformer en différents monstres : loup-garou, golem, vampire, et bien d’autres. Chaque Style possède ses propres attaques, une compétence spéciale aléatoire et des statistiques dépendant de la rareté du monstre. Davy peut stocker deux transformations et les alterner à la volée.

Cependant, les Styles s’épuisent après seulement trois étages de donjon, obligeant le joueur à constamment se réapprovisionner. De plus, l’équilibrage laisse à désirer : le loup-garou, accessible dès le début, reste l’un des Styles les plus puissants et polyvalents, ce qui réduit l’intérêt d’expérimenter avec les autres.

Une progression roguelite entravée par la narration

Le jeu suit une structure roguelite classique : on explore le donjon, on gagne des niveaux, on choisit des bonus appelés Scontrini, et on affronte des boss. Mais la progression est fortement liée à l’histoire. Avant chaque descente, un objectif précis est assigné (atteindre une certaine profondeur ou vaincre un boss), et une fois atteint, le joueur est renvoyé à la surface. Cela fragmente l’expérience, surtout au début où les runs sont très courts.

Pour atténuer la frustration, le jeu offre un bonus d’expérience permanent après chaque run, accélérant la montée en niveau lors des tentatives suivantes. De plus, des zones de repos appelées Approdo permettent de se soigner et de changer d’équipement. Malgré ces aménagements, la répétition finit par peser, car le jeu impose de nombreuses descentes pour faire avancer l’intrigue, donnant parfois l’impression d’une longévité artificielle.

Notre avis

Stupid Never Dies est un jeu au style irrésistible, porté par une direction artistique punk rock et un humour décalé. Le système de combat est solide et la progression du personnage est gratifiante, avec une générosité dans les récompenses qui procure un vrai plaisir. Cependant, les choix de conception controversés, comme l’absence de lock-on et la structure narrative qui interrompt constamment les runs, peuvent rebuter. Les amateurs de roguelites exigeants risquent de trouver le temps long, mais ceux qui adhèrent à l’univers et au chaos assumé y trouveront leur compte.

Mario
Mario
Rédacteur pour nintendo-world. Passionné de jeux vidéos et de Nintendo en particulier.
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