Warhammer 40.000: Boltgun 2 est disponible dès maintenant sur PS5, Xbox Series X|S et PC. Ce nouveau FPS rétro développé par Auroch Digital reprend la formule frénétique du premier épisode et l’améliore sur presque tous les points. Avec deux protagonistes jouables, une campagne étendue à 33 missions et une action sans temps morts, le jeu s’impose comme une suite brillante pour les amateurs de shooters old-school.
Deux héros, deux styles de jeu radicalement différents
La grande nouveauté de Boltgun 2 est l’introduction d’un second personnage jouable. En plus de l’inarrêtable Ultramarine Malum Caedo, les joueurs peuvent désormais incarner la Sœur de Bataille Nyra Veyrath. Dès le début de la campagne, il faut choisir entre ces deux héros, et ce choix influence profondément l’approche des combats.
Malum Caedo conserve son arsenal classique : Boltgun, fusil à pompe, fusil à plasma et lance-roquettes, avec l’épée tronçonneuse pour le corps à corps. Ses capacités spéciales incluent une charge dévastatrice et des grenades. Nyra Veyrath, elle, dispose d’un équipement bien différent : pistolet bolter, arbalète Condemnor, lance-flammes et lance-flammes lourd, avec une épée énergétique pour le combat rapproché. Elle peut effectuer une glissade rapide et poser des bombes.
Ces différences ne sont pas seulement cosmétiques. La cadence de tir, la précision et la puissance des armes distinguent nettement les deux personnages. Malum Caedo favorise un style plus direct, affrontant les ennemis de face grâce à des armes à tir continu. Nyra Veyrath, en revanche, excelle dans le run and gun : elle peut se déplacer rapidement sur la carte et infliger des dégâts ciblés. Cette dualité encourage à rejouer la campagne pour expérimenter les deux approches.
Une campagne plus riche, pensée pour la rejouabilité
Boltgun 2 propose une campagne nettement plus étoffée que son prédécesseur. Le jeu compte 33 missions, contre 24 dans le premier épisode. Mais ce n’est pas tout : la structure même de la campagne a été repensée pour favoriser la rejouabilité. Des embranchements et des missions optionnelles apparaissent au fil de l’aventure, ce qui signifie qu’une seule partie ne permet pas de voir tout le contenu.
En effet, il est impossible de jouer toutes les missions en une seule fois. Pour découvrir l’intégralité du jeu, il faudra effectuer au moins deux parties complètes. Cela double la durée de vie : une première partie prend environ 8 heures, mais pour tout voir, il faut compter entre 15 et 16 heures. Cette approche est intelligente, car elle incite à essayer l’autre personnage ou à augmenter la difficulté lors du second passage.
Fini les temps morts : une action toujours plus fluide
L’un des principaux reproches adressés au premier Boltgun concernait les moments de flottement, lorsque le joueur se perdait dans des niveaux labyrinthiques à la recherche du bon chemin. Boltgun 2 corrige ce défaut avec l’ajout d’une carte et d’un indicateur de direction qui montre en permanence la route à suivre. Cette amélioration simple mais efficace élimine les frustrations et maintient un rythme effréné du début à la fin.
Le level design a également été varié pour éviter la monotonie. Si les imposantes architectures en pierre typiques de l’univers de Warhammer 40.000 sont toujours présentes, elles côtoient désormais des forêts aux arbres gigantesques, des couloirs métalliques, des fournaises, des lacs d’acide et des tours verticales. Cette diversité visuelle renforce l’immersion et donne à chaque mission une identité propre.
Un gameplay toujours plus immédiat et varié
Le cœur de Boltgun 2 reste le combat frénétique, et le jeu ne déçoit pas. Les développeurs ont multiplié les possibilités offensives en rendant les environnements plus interactifs. Les classiques barils explosifs sont toujours là, mais on peut aussi tirer sur des plaques de glace pour précipiter les ennemis dans le vide, ou faire s’écraser des charges suspendues sur des groupes d’adversaires. Ces éléments ajoutent une couche tactique bienvenue.
Le bestiaire s’est également enrichi avec de nombreux types d’ennemis inédits. Les combats gagnent en variété et en intensité, obligeant le joueur à adapter sa stratégie en fonction des menaces. Malheureusement, les mouvements peuvent parfois sembler glissants, surtout lors des séquences de saut de précision. Ce léger défaut de maniabilité peut frustrer dans les passages les plus exigeants, mais il n’entache pas l’expérience globale.
Une réalisation technique fidèle à l’esprit rétro
Sur le plan visuel, Boltgun 2 conserve le style pixel art qui a fait le charme du premier épisode. Le jeu tourne à 60 fps sur toutes les plateformes, offrant une fluidité irréprochable. Les environnements et les personnages évoquent le faux 3D des classiques comme DOOM, avec un rendu qui plaira aux nostalgiques. La direction artistique est soignée et contribue à l’atmosphère sombre et violente de l’univers de Warhammer 40.000.
Côté audio, le jeu bénéficie de la participation du compositeur Mick Gordon, connu pour son travail sur les bandes-son de DOOM et Wolfenstein. Sa musique énergique accompagne parfaitement l’action frénétique et renforce l’immersion. Les effets sonores des armes sont également réussis, avec des bruitages percutants qui donnent du poids à chaque tir.
Notre verdict : un sequel brillant qui améliore la formule
Warhammer 40.000: Boltgun 2 est une suite réussie qui corrige les défauts du premier épisode tout en amplifiant ses qualités. L’ajout d’un second personnage jouable, la campagne plus riche et la suppression des temps morts en font un FPS rétro incontournable pour les fans du genre. La rejouabilité est bien pensée, et la variété des situations maintient l’intérêt tout au long de l’aventure.
Certes, le compartiment narratif reste minimaliste et la formule commence à montrer son âge, mais ces limites sont largement compensées par le plaisir de jeu immédiat. Si vous avez aimé le premier Boltgun ou si vous cherchez un shooter old-school nerveux, ce second épisode est fait pour vous.




