Test DLSS 5 sur NBA 2K27 : le Neural Rendering impressionne mais fait chuter les performances

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La sortie de NBA 2K27 marque un moment important pour NVIDIA et sa technologie DLSS 5. Premier jeu à intégrer officiellement le Neural Rendering, le titre sportif de 2K est un excellent banc d’essai pour évaluer cette innovation majeure. Nous avons passé plusieurs heures à tester cette fonctionnalité sur différentes configurations afin de mesurer son impact réel sur les performances et la qualité d’image.

Un gain visuel spectaculaire

Avant d’analyser les chiffres, il faut souligner l’impressionnant bond qualitatif apporté par le Neural Rendering. La différence est immédiatement perceptible et donne l’impression d’un changement de génération matérielle, le tout via une simple mise à jour logicielle. La technologie ne se contente pas d’augmenter la netteté de l’image : elle transforme la manière dont les matériaux et l’éclairage interagissent.

Sur les joueurs, la peau réagit de manière plus convaincante aux variations de lumière, tandis que les cheveux et les tissus présentent une réponse plus nuancée aux sources lumineuses. Les ombres de contact gagnent en présence, renforçant la cohésion entre les personnages et leur environnement. Le public, souvent relégué au second plan, profite également de cette amélioration, avec une meilleure occlusion qui donne de la profondeur à la scène. Là où un spectateur semblait flotter dans le vide, des ombres et des détails apparaissent, augmentant considérablement le réalisme.

Cependant, l’application du Neural Rendering dans NBA 2K27 paraît plus subtile que dans les démonstrations précédentes de NVIDIA. Il est probable que cette retenue soit liée au coût computationnel élevé de la technologie, comme nous allons le voir.

Un coût en performances élevé

Nos tests principaux ont été réalisés sur deux configurations : un PC de bureau équipé d’une GeForce RTX 5090 avec un Ryzen 7 9850X3D et 32 Go de DDR5-6000, et un ordinateur portable doté d’une GeForce RTX 5070 Ti Laptop avec un Intel Core Ultra 9 275HX et 32 Go de DDR5-5600. Le tout avec les pilotes Game Ready 616.64 fournis par NVIDIA.

Sur la RTX 5090 en 4K, nous avons d’abord mesuré les performances sans le Neural Rendering. Avec DLAA, le jeu atteignait en moyenne 149,5 FPS. L’activation du Neural Rendering a fait chuter ce chiffre à 69,1 FPS, soit une baisse de 53,8 %. Le constat est similaire avec les autres presets : DLSS Qualité passe de 161,3 à 76,4 FPS (-52,6 %), Bilanciato de 180,4 à 78,9 FPS (-56,3 %) et Prestazioni de 200,1 à 76,6 FPS (-61,7 %).

Le problème le plus préoccupant est l’échec de la scalabilité entre les presets. Sans Neural Rendering, passer de DLAA à Prestazioni permet de gagner 33,8 % de performances. Avec le Neural Rendering actif, les différences entre Qualité, Bilanciato et Prestazioni sont quasi inexistantes (76,4, 78,9 et 76,6 FPS respectivement). Ce comportement anormal a été reproduit à plusieurs reprises et confirmé par NVIDIA, qui n’a pas encore fourni d’explication officielle.

Le problème se répète sur portable

Sur la RTX 5070 Ti Laptop, le phénomène est encore plus marqué. Même sans Neural Rendering, les profils DLSS Super Resolution ne semblent pas évoluer, les résultats étant identiques entre Qualité, Bilanciato et Prestazioni. La résolution native de l’écran étant de 2560 x 1600, la comparaison directe avec la 4K n’est pas possible, mais la perte relative est édifiante.

Avec DLSS Prestazioni et Frame Generation 2X sans Neural Rendering, nous avons obtenu 219,1 FPS en moyenne. En activant le Neural Rendering, cette moyenne s’effondre à 78,4 FPS, soit une chute de 64,2 %. Ce résultat suggère que le coût du Neural Rendering ne dépend pas uniquement du nombre de pixels à traiter, mais aussi des capacités de calcul IA de la GPU. La latence augmente également de manière significative, atteignant 80 ms, ce qui commence à devenir perceptible même si l’expérience reste jouable pour ce type de jeu.

Une technologie prometteuse mais encore immature

DLSS 5 démontre un potentiel indéniable. La qualité d’image est transformée, et ce dès la première implémentation. Cependant, le coût en performances est trop élevé pour être ignoré : une perte de 58,2 % sur RTX 5090 et de 64,2 % sur RTX 5070 Ti Laptop. De plus, les problèmes de scalabilité des presets sont préoccupants et nécessitent une correction rapide.

Il convient de rappeler que DLSS 5 est une technologie toute récente, disponible initialement uniquement sur les GPU RTX 50. NVIDIA travaille déjà sur une implémentation pour les RTX 40, ce qui laisse espérer des optimisations futures. Les débuts du DLSS original avaient également été difficiles, et cette nouvelle itération devra probablement passer par la même phase d’ajustement.

En attendant, les joueurs équipés de RTX 50 pourront profiter du Neural Rendering dans NBA 2K27 s’ils acceptent de sacrifier une partie des performances. Pour ceux qui privilégient la fluidité, il sera sage de désactiver cette option en attendant des correctifs.

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