Le manga Always a Catch continue de se démarquer dans le paysage du shojo en traitant avec une efficacité remarquable les tropes classiques du genre. Le huitième volume, récemment paru, illustre parfaitement cette approche en concluant de manière satisfaisante une double intrigue de rivaux romantiques, tout en préservant l’identité unique de la série.
Une héroïne qui ne se laisse pas faire
L’un des points forts d’Always a Catch réside dans la personnalité de son héroïne, Maria Annovazzi, surnommée Mimi. Contrairement à de nombreuses protagonistes de shojo, elle fait preuve d’une force de caractère et d’une détermination hors du commun. Cette caractéristique est pleinement mise en avant dans le tome 8, où elle doit faire face à deux nouveaux prétendants potentiels : le prince Antonius et la princesse Ancelline de l’empire de Sandelz.
Introduits dans le volume précédent, ces deux personnages menacent la relation entre Mimi et le prince Renato di Rubini. Ancelline cherche à attirer l’attention de Renato, tandis qu’Antonius, son frère aîné, tente de manœuvrer pour asseoir son pouvoir. Lors d’une fête, Antonius essaie de dominer Mimi lors d’une danse, espérant la faire trébucher. Mais c’était sans compter sur les compétences de la jeune femme, qui renverse la situation avec autorité, allant jusqu’à lui asséner un coup de tête qui le met à genoux.
Un prince dévoué et confiant
Le comportement de Renato est tout aussi exemplaire. Là où d’autres séries pourraient jouer sur les malentendus ou la jalousie, le prince reste inébranlable dans son amour pour Mimi. Il repousse immédiatement les avances d’Ancelline et s’oppose fermement aux manigances d’Antonius. Mieux encore, il connaît si bien sa fiancée qu’il anticipe ses réactions et prépare même sa tenue et son équipement en conséquence. Cette complicité renforce la crédibilité de leur relation et évite les conflits artificiels.
Une résolution rapide et satisfaisante
Ce qui distingue particulièrement ce tome, c’est la manière dont les autrices Mayo Momoyo, Itsuki Mito et Kaki Nagato gèrent la résolution de cette double rivalité. Là où d’autres mangas auraient pu étirer l’intrigue sur plusieurs volumes, ici tout est réglé en un seul. Les arcs des deux antagonistes sont bouclés de manière cohérente, sans rebondissements inutiles. Mimi, fidèle à elle-même, refuse catégoriquement la proposition d’Antonius de devenir sa seconde épouse, et elle va même jusqu’à éprouver de la sympathie pour Ancelline, cherchant à l’aider.
Cette approche directe et sans détour est rafraîchissante. Elle évite les frustrations souvent associées aux triangles amoureux dans le shojo, où les héroïnes peuvent parfois agir de manière incohérente ou passive. Ici, chaque personnage agit conformément à sa personnalité établie, ce qui rend l’histoire d’autant plus satisfaisante pour les lecteurs.
Une série à suivre
Les huit premiers volumes d’Always a Catch sont disponibles dès maintenant. Le neuvième tome est prévu pour le 1er décembre 2026 chez Square Enix. L’adaptation en anime est également diffusée en streaming sur Crunchyroll. Avec une telle maîtrise narrative, la série promet de continuer à surprendre agréablement les amateurs de shojo.

