Le jeu vidéo est une passion dévorante. On y passe des heures, on s’y investit, on y trouve du plaisir, de la compétition, des histoires. Mais à force de ne faire que jouer, on risque de passer à côté d’autres expériences tout aussi enrichissantes. C’est le constat que dresse un récent article de PlayStation Universe, qui plaide pour l’équilibre entre le gaming et un hobby non vidéoludique.
L’idée n’est pas de culpabiliser les joueurs, ni de dire que le jeu vidéo est une perte de temps. Au contraire, le jeu vidéo a de nombreuses vertus : il développe les réflexes, la résolution de problèmes, la coordination œil-main, et il peut être un formidable vecteur social. Mais comme toute activité, s’il est pratiqué de manière exclusive, il peut devenir une routine qui limite notre horizon.
Un hobby différent sollicite d’autres compétences
Le jeu vidéo, aussi varié soit-il, repose sur des mécaniques communes : un écran, une manette, des objectifs à atteindre. Un hobby non vidéoludique, qu’il s’agisse de musique, de sport, de lecture, de cuisine ou de bricolage, fait appel à d’autres sens, d’autres compétences, d’autres modes de pensée. Cette diversité est bénéfique pour le cerveau, qui a besoin de stimuli variés pour rester en forme.
Par exemple, apprendre à jouer d’un instrument de musique améliore la mémoire et la concentration, des compétences qui peuvent ensuite être réinvesties dans le jeu vidéo. De même, la pratique d’un sport développe la condition physique, ce qui peut améliorer l’endurance lors de longues sessions de jeu. Les bénéfices sont donc mutuels.
Prévenir la lassitude et l’épuisement
Jouer toujours aux mêmes types de jeux, ou passer tout son temps libre devant un écran, peut mener à une forme de lassitude, voire de burn-out vidéoludique. En alternant avec un hobby différent, on préserve le plaisir de jouer. Le jeu redevient une récompense, un moment attendu, plutôt qu’une habitude mécanique.
De plus, un hobby non vidéoludique peut être une source de détente différente. Le jeu vidéo, même s’il est divertissant, peut être stressant, surtout dans les jeux compétitifs. Une activité comme le jardinage, la peinture ou la randonnée permet de se vider l’esprit d’une autre manière, sans la pression de la performance.
Élargir son cercle social
Le jeu vidéo est souvent social, mais les interactions se font principalement en ligne. Un hobby non vidéoludique peut être l’occasion de rencontrer des gens dans la vraie vie, de créer des liens différents. Rejoindre un club de lecture, une équipe de sport amateur ou un atelier de poterie permet de sortir de sa bulle et de découvrir d’autres univers.
Ces nouvelles relations peuvent même enrichir l’expérience de jeu. On peut partager ses passions, découvrir de nouveaux jeux grâce à des amis qui ont des goûts différents, ou simplement avoir des conversations plus variées.
En fin de compte, l’équilibre entre le jeu vidéo et un hobby non vidéoludique n’est pas une question de quantité, mais de qualité. Il ne s’agit pas de moins jouer, mais de mieux jouer, en ayant un esprit plus ouvert et plus reposé. Alors, pourquoi ne pas essayer ?


