Pawprint Studio, un studio chinois, lance Aniimo, un free-to-play qui mélange capture de créatures et exploration dans un monde pastel. Dès les premières minutes, on pense à Pokémon, Genshin Impact ou Palworld. Mais Aniimo a une particularité : il n’y a pas de gacha. Une décision prise tardivement, après une bêta houleuse, qui le rapproche du modèle de Warframe.
On achète des costumes et des accélérateurs d’expérience avec de l’argent réel, ou on s’abonne à un Battle Pass. Mais aucune récompense aléatoire payante. C’est surprenant pour un monster collector, et peut-être le signe d’un marché en mutation. HoYoverse a d’ailleurs annoncé un changement similaire pour son prochain jeu, Nodusfall.
Un monde doux et accueillant
L’aventure commence par la création d’un avatar très détaillée. Les humains ressemblent à des idoles de K-pop, ce qui est parfois ridicule pour les adultes. Mais les Aniimo, les créatures, sont adorables. On choisit entre deux créatures légendaires : Helion, un lion solaire, ou Lunara, une renarde lunaire. Le tutoriel enseigne à lancer les Aniipod pour capturer les créatures et remplir l’Aniidex.
Il y a environ 200 variantes d’Aniimo. Les capturer toutes est un moyen rapide de monter en niveau à l’Institut Polaris. Sur Idyll, humains et Aniimo vivent en harmonie. Chaque zone abrite des espèces uniques : pandas endormis, tortues dans des lacs bleus, louveteaux en meute. Tout est pensé pour être relaxant, avec une esthétique pastel et des créatures aux grands yeux brillants.
La mécanique Twine, vraie bonne idée
La capture est similaire à celle de Légendes Pokémon : Arceus. On vise et on lance l’Aniipod. Le taux de capture dépend de l’état de la créature. Mais la mécanique la plus intéressante est le Twine : on peut fusionner avec un Aniimo et le contrôler directement. Certains volent, grimpent, courent vite, nagent ou crachent du feu. On peut aussi interagir avec les autres Aniimo et s’infiltrer parmi eux.
Le combat, en revanche, est le point faible. Simple, avec peu de boutons, il manque de mordant et de stratégie. Les affrontements sont rares, même contre les boss Alpha. L’exploration, inspirée de Genshin Impact, est plus réussie, avec des piliers à activer et des activités secondaires.
Interface complexe et soucis techniques
Le jeu propose aussi un mode housing avec un camping-car magique. On peut construire, cultiver et décorer. Mais l’interface est très complexe, surtout à la manette. Les menus se chevauchent et rendent des opérations simples fastidieuses. Sur PS5, la version testée souffre de textures qui chargent lentement, de ralentissements et de glitches. Des patchs ont amélioré les choses, mais ce n’est pas encore parfait.
Aniimo est un monster collector à l’âme cozy. Son monde est doux, ses créatures adorables, et la mécanique Twine rend l’exploration agréable. Le combat est décevant, l’interface frustrante et la technique encore instable. Mais si vous aimez collectionner des créatures mignonnes et vous détendre, ce jeu mérite une visite. Surtout qu’il n’y a pas de gacha pour vous ruiner.





