Takashi Iizuka, responsable du Sonic Team, a récemment confié que Sonic n’avait exploité qu’environ la moitié de son potentiel. Une déclaration étonnante quand on connaît le succès actuel de la mascotte de Sega, entre jeux vidéo et films à succès. Pourtant, les ambitions initiales de l’éditeur japonais étaient encore plus grandes : il s’agissait ni plus ni moins d’atteindre le niveau de popularité de Disney.
Dans une interview accordée au magazine japonais Continue, Iizuka est revenu sur la genèse du personnage. « Quand nous avons créé le premier Sonic the Hedgehog, l’équipe de développement de l’époque disait toujours : “Visons Disney !” », raconte-t-il. Un objectif qui a guidé la stratégie de Sega dès le départ, alors que les mascottes étaient un enjeu majeur dans l’industrie vidéoludique des années 90.
Un rêve de grandeur
Iizuka se souvient des consignes reçues à son arrivée chez Sega : « On m’a dit de rêver en grand… des choses du genre : “Utilise Sonic pour dépasser Disney” et “Un jour, nous construirons un parc à thème”. » Trente-cinq ans plus tard, force est de constater que ces objectifs ne sont pas totalement atteints, même si le chemin parcouru est considérable.
Le succès des films Sonic a en effet propulsé la licence vers de nouveaux sommets. Iizuka le reconnaît : « Maintenant que nous avons donné vie au film, nous voulons partager le charme de Sonic avec encore plus de personnes qui n’ont pas encore joué à la série de jeux vidéo. » Une manière de poursuivre l’expansion de la marque au-delà du jeu vidéo.
Une audience élargie
Au fil des années, Sonic a aussi élargi son public. Initialement perçu comme un personnage plutôt destiné à un public masculin, l’enrichissement du casting et de la narration a permis de toucher une démographie plus variée. Une évolution qui a contribué à maintenir la pertinence de la licence.
Pourtant, malgré ces succès, Iizuka estime que Sonic n’a exprimé que la moitié de son potentiel. Une déclaration qui peut surprendre, mais qui témoigne de l’ambition intacte de Sega pour sa mascotte. D’autant que l’éditeur a récemment envisagé d’abandonner le franchise, avant que le succès du premier film ne change la donne.
L’avenir s’annonce chargé pour le hérisson bleu, avec notamment une nouvelle série animée en préparation pour Netflix. De quoi continuer à creuser l’écart avec la moitié de potentiel évoquée par Iizuka, et peut-être un jour, qui sait, rivaliser avec la souris aux grandes oreilles.
