Warhammer 40,000: Dawn of War IV, le très attendu jeu de stratégie en temps réel développé par King Art, se précise. Nous avons eu l’occasion de jouer à une version preview du titre, qui sortira le 3 décembre sur Steam, et nos premières impressions sont très positives. Le studio allemand, connu pour Iron Harvest et The Book of Unwritten Tales, semble avoir pris la mesure de l’héritage de la série et propose un épisode qui renoue avec l’esprit des premiers Dawn of War.
Des campagnes pensées pour la rejouabilité
La preview nous a permis de tester le prologue commun à toutes les factions, ainsi que deux campagnes complètes : celle des Orki et celle des Adeptus Mechanicus. Les Space Marines et les Nécrons n’étaient pas jouables dans cette version, mais seront bien présents dans le jeu final. L’une des grandes forces de ces campagnes réside dans leur structure : elles sont conçues pour être rejouées plusieurs fois. En effet, les choix du joueur influencent le déroulement de l’histoire, avec des embranchements qui peuvent mener à des issues différentes. Par exemple, dans la campagne des Orki, vous pourrez faire prévaloir un chef de guerre sur un autre ou choisir de vous concentrer sur certains objectifs plutôt que d’autres. Cette approche narrative, qui rappelle les jeux de rôle, donne une vraie profondeur à l’expérience et incite à explorer toutes les possibilités.
Les Orki : la force brute et la simplicité
La campagne des Orki est un pur défouloir. Fidèle à l’esprit de la faction, elle met l’accent sur la masse et la puissance brute. Les Orki sont des combattants qui se renforcent lorsqu’ils attaquent en nombre, galvanisés par leurs bannières Waaagh ! Le gameplay est simple : amassez des troupes, foncez sur l’ennemi et écrasez-le sous le nombre. La construction de bâtiments est rapide, car toutes les unités d’infanterie peuvent y participer, même si ce sont surtout les Gretchin, les petites créatures serviles, qui font le gros du travail. Cette campagne est idéale pour les débutants, car elle ne demande pas de stratégie complexe. Mais ne vous y trompez pas : elle reste exigeante et reflète parfaitement la nature brutale des Orki. Les missions varient entre la construction de base et l’élimination de l’ennemi, ou le déplacement de troupes sur la carte avec des événements scriptés. La rejouabilité est assurée par les choix de commandement et les objectifs multiples.
Les Adeptus Mechanicus : la technologie et la planification
À l’opposé, la campagne des Adeptus Mechanicus est un régal pour les stratèges. Cette faction, gardienne de la technologie de l’Imperium, repose sur un gameplay beaucoup plus réfléchi. Leur particularité est la Noosphère, un réseau qui relie les esprits et les machines de l’armée. Pour en tirer le meilleur parti, il faut positionner soigneusement ses bâtiments à l’intérieur de ce réseau, ce qui permet de bénéficier de bonus et d’étendre la Noosphère. Les relais Cogitator sont essentiels pour connecter des avant-postes éloignés. Une Noosphère étendue rend la production moins coûteuse et donne accès à des unités plus puissantes. Contrairement aux Orki, charger tête baissée n’est pas une option viable. Les missions demandent de fortifier ses positions, d’explorer la carte à la recherche de ressources et de technologies, et de progresser avec prudence. L’objectif ultime est souvent d’ériger un générateur de bouclier du Vide, qui assure une défense absolue. Cette campagne est plus lente, mais incroyablement gratifiante pour ceux qui aiment planifier.
Une réalisation technique solide
Sur le plan technique, Warhammer 40,000: Dawn of War IV impressionne. Les unités sont bien modélisées, les environnements sont détaillés et les performances sont au rendez-vous, même dans cette version preview. Les combats sont viscéraux, avec une physicalité inédite pour la série. Les cinématiques en images de synthèse qui ponctuent les campagnes sont de grande qualité. King Art a visiblement mis les petits plats dans les grands pour offrir une expérience immersive. Chaque campagne est plus longue que l’intégralité du premier Dawn of War, ce qui promet des dizaines d’heures de jeu.
La schermaglia : classique mais efficace
Nous avons également testé le mode Escarmouche en 1v1, avec les variantes Annihilation (détruire la base ennemie) et Domination (contrôler des points clés). Les cinq cartes proposées sont bien conçues et équilibrées, mais le mode nous a semblé très conservateur. Il reprend des mécaniques vues et revues dans le genre, sans grande innovation. Cela dit, la brutalité des combats et la spécificité des factions apportent un peu de fraîcheur. Les Orki se sont montrés plus efficaces grâce à leur vitesse, tandis que les Adeptus Mechanicus demandent une approche plus élaborée. Il faudra voir comment le mode évoluera après la sortie, avec les ajustements d’équilibrage inévitables.
Un retour aux sources prometteur
Warhammer 40,000: Dawn of War IV semble avoir retenu les leçons du passé. Après un troisième épisode controversé, King Art revient à l’essence de la série : des campagnes riches, des factions au gameplay distinct et une atmosphère fidèle à l’univers de Games Workshop. Notre preview nous a laissé une impression très positive, et nous attendons avec impatience de pouvoir tester les campagnes des Space Marines et des Nécrons. Si la version finale confirme ces qualités, Dawn of War IV pourrait bien devenir le meilleur épisode de la franchise. Rendez-vous le 3 décembre sur Steam pour le vérifier.







