Après un premier épisode plutôt réussi malgré quelques lacunes, Marsupilami 2 : Salsa Palombia débarque sur Nintendo Switch. Développé par Ocellus Studio et édité par Microids, ce nouveau volet entend bien corriger les principaux reproches faits à son prédécesseur. Verdict ? Une vraie bonne surprise pour les amateurs de jeux de plateforme.
Une histoire toujours aussi légère
Point faible déjà identifié dans le premier opus, le scénario ne brille toujours pas par son originalité. Une étrange mélodie envahit la Palombie, poussant tous les animaux à danser et semer le chaos. Derrière ce désordre, la Reine des momies, revenue d’entre les morts pour donner un concert maudit. Les trois jeunes Marsupilamis – Punch, Twister et Hope – devront une nouvelle fois renvoyer la créature dans l’au-delà. Un prétexte simple, mais efficace pour enchaîner les niveaux.
Des capacités propres à chaque personnage
Ocellus Studio a tenu compte des retours : fini le gameplay uniforme, chaque Marsupilami possède désormais une capacité unique. Twister peut utiliser sa queue comme un hélicoptère pour planer, Punch se transforme en boule rebondissante insensible aux piques, et Hope profite d’un double saut et peut rebondir sur les ennemis enflammés. De quoi varier les approches, même si chaque niveau impose un duo de personnages, obligeant à maîtriser leurs compétences complémentaires.
Un mode deux joueurs enfin au rendez-vous
Grande nouveauté attendue : la possibilité de jouer à deux en simultané. Fini la frustration du premier épisode, on peut désormais former une équipe parent/enfant. Le système est bien pensé : le joueur à la traîne se transforme en œuf et s’accroche au meneur, tout en pouvant donner des coups de queue pour aider. Une dynamique qui rend le titre réellement familial.
Une difficulté revue à la hausse
Marsupilami 2 se révèle plus exigeant que son aîné, notamment pour le 100%. Chaque niveau cache 13 notes de musique : 8 disséminées dans le décor, 2 obtenues dans les dojos et 3 via le mode « Salsa », où il faut enchaîner des combos de fruits sans se faire toucher. Autant dire que garder son « flow » demande une vraie maîtrise des niveaux. Les boss ne sont pas en reste, avec des patterns spécifiques et une difficulté qui grimpe vite en mode normal. Heureusement, un mode facile offre une invincibilité contre les attaques ennemies, bien utile pour les plus jeunes.
Une durée de vie solide et des environnements variés
Quatre mondes sont à parcourir : jungle, ville, montagne, glace et fête foraine. Comptez environ 7 heures pour terminer l’histoire, mais seulement 50% du jeu sera alors complété. Il faudra refaire les niveaux, débloquer des courses et maîtriser le mode Salsa pour tout voir. Visuellement, Ocellus Studio fait encore du beau travail, avec des environnements colorés et variés, malgré des cinématiques pauvres. Côté sonore, l’ambiance salsa est omniprésente et donne une vraie identité au titre.
Verdict
Marsupilami 2 : Salsa Palombia corrige les plus gros défauts du premier épisode. Le mode multijoueur est une franche réussite, le gameplay est plus riche et la durée de vie a été largement augmentée. On regrette toujours une histoire trop légère, mais pour les amateurs de plateformes exigeants et colorés, ce titre est une excellente pioche, disponible pour 29,99 euros sur l’eShop.
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