Metroid Ravenous : Samus Aran devient la prédatrice ultime sur Switch 2 le 28 janvier 2027

0
23
PUBLICITÉ

Le 28 janvier 2027, Metroid Ravenous débarquera exclusivement sur Nintendo Switch 2. Annoncé lors du dernier Nintendo Direct, ce nouvel épisode de la série Metroid en 2D est la suite directe de Metroid Dread, le succès surprise de 2021 qui s’est écoulé à plus de trois millions d’exemplaires, un record pour la franchise. Développé à nouveau par MercurySteam, le studio espagnol derrière le précédent opus, Metroid Ravenous promet de renverser les dynamiques de la série en plaçant Samus Aran dans le rôle de la prédatrice.

Une Samus transformée par l’ADN Metroid

Le sous-titre « Ravenous » (vorace, en anglais) fait directement référence à la nouvelle nature de Samus. À la fin de Metroid Dread, l’ADN Metroid injecté dans son corps lors des événements de Metroid Fusion s’est pleinement réveillé, la transformant en une créature hybride dotée d’une faim insatiable. Le trailer de révélation montre une Samus capable d’absorber l’énergie vitale de ses ennemis par simple contact, les réduisant à néant. « C’est une question de manger ou d’être mangé », déclare-t-elle dans la bande-annonce, assumant pleinement son statut de prédateur ultime de la galaxie.

Ce renversement de perspective est au cœur du game design de Metroid Ravenous. Là où Metroid Dread mettait l’accent sur la fuite face aux terrifiants E.M.M.I., ce nouvel épisode encourage l’agressivité. Samus doit traquer ses adversaires pour se renforcer, utilisant ses nouvelles capacités pour survivre. Le site officiel du jeu décrit les ennemis comme des « assassins » cyborgs, des sortes de ninjas spatiaux qui rappellent les créatures du film Zeiram (1991). Ces ennemis, qui piègent Samus sur un satellite inconnu, deviendront ses proies.

Un système de combat approfondi

Le trailer met en avant un système de combat plus riche, avec une importance accrue des parades et des esquives. Samus dispose désormais d’une lame d’énergie au bras, probablement utilisée pour achever les ennemis affaiblis. Cette mécanique évoque des jeux comme Nine Sols, un metroidvania réputé pour son exigence en matière de timing défensif. Si les tirs restent centraux, le corps à corps prend une place prépondérante, en cohérence avec la nécessité d’absorber les ennemis pour progresser.

Le level design reste une inconnue. Metroid Dread avait été critiqué pour sa structure trop linéaire, malgré une carte interconnectée. MercurySteam pourrait choisir de conserver cette approche, privilégiant l’action à l’exploration, dans un marché saturé de metroidvania. La qualité des contrôles et des affrontements, déjà excellente dans Dread, devrait toutefois garantir une expérience solide.

Une réalisation technique en demi-teinte

Visuellement, Metroid Ravenous semble très proche de son prédécesseur, au point de ne pas exploiter pleinement la puissance de la Switch 2. Les environnements sont plus détaillés et le jeu supportera les 120 fps, avec des effets de particules à 60 fps (contre 30 fps dans Dread). Cette fluidité accrue est un atout pour un jeu d’action aussi nerveux. Cependant, l’absence de rupture graphique majeure peut décevoir, surtout comparé à des titres comme Donkey Kong Bananza ou Mario Kart World qui utilisent la puissance de la console pour enrichir le game design.

En revanche, la dimension cinématographique est renforcée. Samus parle désormais, servant de narratrice dans le trailer. C’est un changement notable pour la série, longtemps marquée par le silence de son héroïne. Yoshio Sakamoto, créateur historique de Metroid, a toujours souhaité rendre la série plus cinématographique, une ambition qui avait abouti au controversé Metroid: Other M en 2010. Ici, la prise de parole de Samus semble mieux intégrée, apportant une profondeur narrative bienvenue.

Metroid Ravenous s’annonce comme une évolution logique de la formule de Metroid Dread, avec un concept fort et un système de combat affiné. Rendez-vous le 28 janvier 2027 pour découvrir si Samus saura assouvir sa faim.

PUBLICITÉ