The Walking Dead: Streets of Survival est un beat’em up à défilement horizontal développé par Odaclick, qui adapte la célèbre licence de Robert Kirkman. Le jeu se concentre sur la guerre contre Negan, couvrant les événements des saisons 7 et 8 de la série télévisée. Avec un gameplay hybride mêlant combat au corps à corps, exploration et éléments de survie, le titre tente de se démarquer dans un genre pourtant bien rempli. Mais est-ce suffisant pour convaincre ?
Un gameplay hybride qui a du potentiel
Dès les premières minutes, The Walking Dead: Streets of Survival surprend par son approche. Contrairement à un beat’em up classique, le jeu impose un rythme plus lent et réfléchi. Les personnages se déplacent avec une certaine lourdeur, et les commandes ne sont pas toujours aussi réactives qu’on le souhaiterait. Cependant, cette lenteur est en partie volontaire : elle renforce l’aspect survival du titre. On peut s’accroupir derrière des abris pour éviter les tirs ennemis, effectuer des éliminations furtives, ou encore se soigner avec des bandages, une action qui prend du temps et peut être interrompue, rappelant The Last of Us.
Le système de combat repose sur un mélange d’attaques de base, de coups de pied et de roulades. Le coup de pied peut déséquilibrer les ennemis et ouvrir la voie à des finishers satisfaisants, tandis que la roulade offre une fenêtre d’invincibilité. Ces deux actions sont toutefois soumises à un temps de recharge, une décision de design qui peut frustrer au début, mais qui s’intègre dans la philosophie de survie du jeu. La course est également assignée à un bouton à maintenir, ce qui peut sembler contre-intuitif.
Une progression qui change la donne
L’un des aspects les plus intéressants de The Walking Dead: Streets of Survival est son système de progression. Chaque personnage possède son propre arbre de compétences, que l’on peut améliorer en dépensant la monnaie du jeu et en atteignant certains objectifs. Ces améliorations peuvent augmenter la vitesse d’attaque, réduire les temps de recharge ou améliorer les armes à feu. Cela encourage la rejouabilité et donne un sentiment de progression, mais révèle aussi un défaut : le jeu est volontairement limité au départ, ce qui rend les premières heures particulièrement frustrantes. La courbe de difficulté est d’ailleurs très inégale, avec des pics surprenants, comme un ennemi invulnérable qui peut tuer en un coup dès les premiers niveaux.
Exploration et armes à feu
Les niveaux ne sont pas de simples couloirs : ils offrent des chemins secondaires, des pièces cachées et des portes verrouillées nécessitant des clés. Cette exploration est récompensée par des munitions, des objets de soin et de la monnaie. Les armes à feu, bien que puissantes, sont limitées par des munitions rares. La visée est automatique, et il faut attendre que le réticule se resserre pour maximiser les dégâts. Cela pousse à utiliser les armes avec parcimonie et à privilégier le combat au corps à corps, ce qui est cohérent avec l’esprit du jeu.
Réalisation technique : des hauts et des bas
Visuellement, The Walking Dead: Streets of Survival mélange des personnages en pixel art avec des décors en 3D. Les sprites des protagonistes sont très réussis, avec des animations expressives et des traits caricaturaux qui capturent bien l’essence des personnages. Negan, en particulier, est immédiatement reconnaissable et peut être débloqué comme personnage jouable après avoir terminé la campagne. En revanche, les décors sont plus ternes et présentent des angles parfois trop marqués, surtout sur un téléviseur. Sur l’écran de la Switch 2, le rendu est plus compact et mieux intégré.
Une absence majeure : le multijoueur
L’un des plus gros reproches que l’on peut faire à The Walking Dead: Streets of Survival est l’absence totale de multijoueur, que ce soit en local ou en ligne. Pour un beat’em up, genre traditionnellement associé au jeu coopératif, c’est une lacune difficile à pardonner. Cela limite considérablement l’attrait du jeu, surtout pour ceux qui espéraient partager l’expérience avec un ami.
Conclusion
The Walking Dead: Streets of Survival est un jeu qui a de bonnes idées, mais qui est freiné par une exécution inégale. Son gameplay hybride, mêlant beat’em up, exploration et survie, lui confère une identité propre, et les fans de la série apprécieront de revivre certains moments clés. Cependant, la lenteur générale, le manque de réactivité des commandes, les pics de difficulté et l’absence de multijoueur en font une expérience réservée à un public averti. Avec une campagne d’environ cinq heures (ou moins si l’on fonce), le jeu offre un contenu correct, mais pas exceptionnel. Si vous êtes un fan inconditionnel de The Walking Dead et que vous aimez les beat’em up, vous pourriez y trouver votre compte, à condition d’accepter ses défauts.






