RetroSpace ne sortira pas le 1er octobre comme prévu sur Switch 2. L’éditeur Kwalee et le studio indépendant The Wild Gentlemen ont annoncé le report de la version Nintendo Switch 2 du jeu, sans fournir de nouvelle date. Une annonce qui déçoit, mais qui n’entame pas l’enthousiasme autour de ce titre atypique.
Présenté comme un jeu d’horreur spatiale « disco-punk », RetroSpace place le joueur dans la peau d’un simple concierge devenu le dernier espoir de l’humanité. La station spatiale Aurora 5 a été avalée par un trou noir conscient, et ses couloirs sont désormais envahis d’hybrides étranges entre animaux et plantes. Le temps lui-même est devenu fou. Le ton est donné : entre horreur cosmique et humour noir, le jeu promet une aventure singulière.
Un immersive sim qui laisse le choix
RetroSpace se revendique comme un véritable immersive sim, dans la lignée de classiques comme System Shock ou Deus Ex. Le joueur peut aborder chaque situation de multiples façons : se faufiler, pirater, créer des diversions, attirer les ennemis dans des pièges, découvrir des passages secrets ou foncer dans le tas. Le jeu encourage l’expérimentation et la créativité, chaque obstacle ayant plusieurs solutions.
Les ennemis de la station Aurora 5 ont des comportements, des capacités et des faiblesses distincts. Il faudra les observer et adapter sa stratégie. Les systèmes de sécurité, par exemple, peuvent être retournés contre eux ou transformés en alliés inattendus. Cette approche systémique est au cœur de l’expérience, promettant une rejouabilité certaine.
Des mutations aux conséquences imprévisibles
L’une des mécaniques les plus intrigantes de RetroSpace repose sur les « Mutamods™ ». Ces mutations offrent des pouvoirs qui améliorent la furtivité, le combat, l’exploration ou la mobilité. Mais attention : chaque amélioration peut avoir des effets secondaires inattendus et irréversibles. Devenir un mutant fou armé de tentacules et capable de contrôler les esprits a un prix.
La mort n’est pas une fin en soi. La station peut produire un nombre infini de clones du joueur. Mais la résurrection a ses inconvénients : dégénérescences sévères, perte d’équipement à récupérer sur son ancien corps, et autres joyeusetés. Une mécanique qui rappelle certains roguelites, mais intégrée dans une structure de jeu plus narrative et exploratoire.
Une station ouverte à explorer
Aurora 5 est une station massivement interconnectée, librement explorable. Au fil de la progression, de nouvelles zones, des raccourcis et des chemins secrets s’ouvrent vers des lieux déjà visités. Un hub central, relativement paisible, permet de souffler entre deux incursions dans la folie. Cette structure en monde semi-ouvert est un atout pour les amateurs d’exploration.
Le jeu promet une ambiance unique, mêlant rétro-futurisme, horreur cosmique et humour décalé. La direction artistique, visible dans la bande-annonce, évoque un mélange de science-fiction des années 70 et de néons psychédéliques. Le tout porté par une bande-son funky qui contraste avec l’horreur ambiante.
La nouvelle bande-annonce, publiée avec l’annonce de la date de sortie initiale, donne un bon aperçu de cette atmosphère. On y voit le héros évoluer dans des couloirs sombres, affronter des créatures grotesques et utiliser divers gadgets. Le ton est résolument décalé, avec une pointe d’auto-dérision bienvenue.
Le report de la version Switch 2 n’a pas été expliqué par les développeurs. S’agit-il d’un problème technique, d’un besoin de polissage supplémentaire ou d’une décision stratégique ? Mystère. Les joueurs devront prendre leur mal en patience. En attendant, RetroSpace reste attendu sur d’autres plateformes, mais aucune information n’a été donnée à ce sujet.
Ce contretemps est regrettable, mais il vaut mieux un jeu fini qu’un lancement précipité. L’expérience proposée par The Wild Gentlemen mérite d’être soignée. Reste à savoir quand les joueurs Switch 2 pourront enfin mettre la main sur ce survival horror pas comme les autres.
