Square Enix a décidé de réunir l’intégralité de la saga Kingdom Hearts dans une compilation native pour Nintendo Switch 2. Une première pour une console Nintendo, après des versions cloud décriées sur la Switch originale. Mais ce portage tant attendu est-il à la hauteur ?
Une compilation complète, enfin sans cloud
Kingdom Hearts Collection [I~III] regroupe dix titres et cinématiques, couvrant toute l’histoire principale de la série. On y retrouve les versions Final Mix des deux premiers opus, les épisodes portables comme Birth by Sleep et Dream Drop Distance, ainsi que Kingdom Hearts III avec son DLC Re Mind. Les jeux DS 358/2 Days et Re:Coded sont inclus sous forme de cinématiques HD, tout comme le film χ Back Cover.
L’ordre de parution est recommandé pour découvrir la saga, plutôt que l’ordre chronologique des événements. Chaque épisode a ses forces et faiblesses : Kingdom Hearts premier du nom souffre d’une caméra datée, Chain of Memories reste une curiosité, tandis que Kingdom Hearts II est souvent considéré comme le sommet de la série. Birth by Sleep et Dream Drop Distance méritent également le détour.
Des performances solides pour les anciens titres
Pour les jeux sortis avant Kingdom Hearts III, le portage Switch 2 est une réussite. Tous tournent en 60 FPS, offrant une fluidité appréciable en mode portable comme en docké. Les temps de chargement sont réduits, et le rendu visuel est très satisfaisant, comparable aux versions PS4.
La question se posait surtout pour Kingdom Hearts III et son prologue 0.2 Birth by Sleep. Malheureusement, ces deux titres ne bénéficient pas du même traitement. 0.2 reste bloqué à 30 FPS, ce qui est acceptable vu sa courte durée. Mais Kingdom Hearts III est plus problématique.
Kingdom Hearts III : un framerate en dents de scie
Sur Switch 2, Kingdom Hearts III oscille constamment entre 30 et 60 FPS. Dans les zones calmes ou face à peu d’ennemis, le jeu peut atteindre 60 FPS. Mais dès que l’action s’intensifie, les chutes se multiplient. Certaines zones comme Thèbes sont plus touchées que d’autres, tandis que le mont Olympe reste stable.
On aurait préféré que Square Enix verrouille le framerate à 30 FPS pour assurer une expérience constante, plutôt que de laisser ces variations. Malgré tout, le jeu reste jouable, et la Switch 2 démontre qu’elle peut offrir un rendu visuel proche de la PS4 Pro.
Reste que cette compilation est un achat incontournable pour les fans qui veulent jouer en nomade, et pour les nouveaux venus. Mais le portage imparfait de Kingdom Hearts III laisse un goût amer, surtout après la suppression annoncée des versions cloud de la Switch originale.
