Ondeh Ondeh Kaya’s Tasty Tale a été l’une des annonces marquantes du dernier Nintendo Direct. Développé par le studio malaisien Metronomik, déjà à l’origine de l’excellent No Straight Roads, ce nouveau titre mêle habilement puzzle game, aventure et rythme. Nous avons eu l’opportunité d’y jouer pendant une heure dans les locaux européens de Bandai Namco, et voici nos premières impressions sur cette fable vidéoludique qui sortira en 2027 sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC.
Une histoire de famille et de cuisine cosmique
Le jeu s’ouvre sur un film d’introduction charmant. Mama et Baba, deux entités cosmiques appelées Plasmatrices de Mondes, sont en train de créer la planète Selera. Leur façon de façonner montagnes, vallées et rivières évoque étrangement la préparation d’un plat. De la marmite de Mama surgit une petite fille, Kaya, qui deviendra l’héroïne de l’aventure.
Après un saut dans le temps, nous retrouvons Kaya en pleine séance de jeu avec ses parents. Elle incarne une héroïne combattant un roi maléfique, tandis que Baba joue le rôle du méchant avec une maladresse comique, oubliant souvent ses répliques. Ce moment attendrissant révèle que Kaya s’entraîne en réalité à devenir une Plasmatrice de Mondes. Ses parents lui rappellent l’importance de ce rôle et l’encouragent à étudier le manuel avant de passer ses épreuves. Mama lui confie un secret : façonner un monde, c’est un peu comme cuisiner, car tout est une question de goûts et de parfums.
Kaya possède un don particulier : la synesthésie, qui lui permet de voir les sons et les saveurs sous forme de couleurs. Elle est également accompagnée de son fidèle cucchiaio di legno (cuillère en bois), qui lui sert à la fois d’arme et d’outil pour résoudre des énigmes.
Une direction artistique enchanteresse
L’atmosphère du jeu rappelle celle d’un conte exotique, riche en références à la culture du Sud-est asiatique. Le style visuel est très stylisé, évoquant les illustrations de livres pour enfants, avec des personnages qui semblent dessinés aux pastels. Le doublage anglais est également de grande qualité, renforçant le caractère enfantin de Kaya et le ton léger de l’aventure.
Premiers pas dans le Salty Village
Après les tutoriels, Kaya se rend au Salty Village pour sa première épreuve : retrouver un troupeau de moutons égarés et les ramener au grand chien de berger. L’exploration alterne entre des moments de liberté dans les rues du village, où l’on peut discuter avec des habitants hauts en couleur, et des incursions dans les zones environnantes, entre champs cultivés et pâturages.
C’est lors de la recherche des moutons que la composante puzzle entre en jeu, étroitement liée au rythme. En appuyant sur une touche, Kaya peut taper du pied et activer des interrupteurs disséminés dans l’environnement. Ces interrupteurs actionnent des plateformes ou ouvrent des portes, mais leur fonctionnement varie selon le contexte. Dans cette première section, il suffit de trouver la bonne combinaison en activant et désactivant les plateformes pour se frayer un chemin.
Le pouvoir du salé et les énigmes rythmiques
Après avoir récupéré la plupart des moutons, Kaya s’aperçoit qu’il en manque un et s’aventure dans une forêt sombre. Elle y découvre le pouvoir du salé, représenté par des flaques d’eau salée aux motifs noirs et blancs. Ces flaques génèrent des vibrations capables de soulever les objets et les plateformes placés au-dessus.
Dans la forêt, les énigmes se complexifient. Il faut utiliser des cubes pour créer des passages, mais aussi interagir avec d’autres moutons égarés. Leur bêlement modifie le rythme auquel les flaques soulèvent les objets : certaines les font monter et descendre à intervalles réguliers, tandis que d’autres les maintiennent en l’air en permanence. Le jeu affiche toujours un rythme de huit temps via un schéma dédié, un outil précieux pour les énigmes nécessitant de suivre des séquences musicales précises.
Combats et plateformes : des à-côtés simples mais efficaces
L’aventure inclut également des phases de plateforme et quelques combats. Kaya peut frapper ses ennemis avec sa cuillère en bois, enchaînant une combo de trois coups de plus en plus puissants, et esquiver les attaques adverses. Ces mécaniques restent volontairement simples, car le cœur de l’expérience réside dans la résolution des puzzles. Et de ce côté, le jeu semble bien se débrouiller : les défis rencontrés étaient stimulants, ni trop faciles ni frustrants.
Des objets à collectionner sont également disséminés dans les niveaux, notamment des pièces de puzzle rappelant les pièces de Super Mario. Leur utilité n’a pas encore été révélée, mais nous avons aussi découvert une énigme secrète consistant à disposer des cubes décorés dans le bon ordre, en suivant les indices d’une histoire sur les origines du monde lisible à proximité.
Un premier boss prometteur
Notre session s’est terminée au cœur de la forêt, où nous avons retrouvé le mouton manquant face à une grosse louve et ses petits. Ce combat de boss s’est avéré être davantage une grande énigme rythmique qu’un affrontement classique. Il fallait d’abord esquiver les attaques des louveteaux, puis utiliser les flaques d’eau salée et y placer des cubes pour atteindre la tête de la louve et la frapper avec le piétinement de Kaya. Le combat était intense et jamais répétitif, grâce à une configuration des flaques et des cubes qui changeait après chaque coup réussi.
Des impressions positives, mais une attente jusqu’en 2027
Après cette première heure de jeu, Ondeh Ondeh Kaya’s Tasty Tale nous a laissé une impression très favorable. L’aventure aux accents de conte de fées, inspirée des mythes et légendes du Sud-est asiatique, propose un gameplay simple mais varié, construit autour de puzzles rythmiques et du thème des saveurs. Les énigmes sont bien conçues et l’atmosphère est charmante. Il ne s’agit toutefois que du premier niveau, et il faudra voir si le jeu parvient à maintenir cette qualité et cette variété tout au long de l’aventure. Réponse en 2027, lors de sa sortie sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC.





