Kernal Hearts est un action-RPG roguelike qui plonge les joueurs dans un univers post-apocalyptique où des androïdes, appelées unités M.A.H.O.U., se battent pour atteindre le sommet d’une tour mystérieuse. Le jeu, fortement inspiré de l’ambiance et des thèmes de la série NieR, est désormais disponible sur Switch 2, PS5, Xbox Series X et PC.
Développé dans un style qui rappelle les œuvres de Yoko Taro, Kernal Hearts propose une histoire sombre et mélancolique, centrée sur des jeunes femmes transformées en armes de guerre. Le joueur incarne Fernet, une unité M.A.H.O.U. réveillée par un ingénieur se faisant appeler Le Créateur, qui lui promet qu’elle ne perdra plus la mémoire à chaque défaite. Accompagnée de ses alliées Dolce, Laika et Spika, elle part à l’assaut de la Tour de Babel pour découvrir la vérité.
Un univers riche et une narration inspirée
L’histoire de Kernal Hearts se déroule dans une chronologie alternative où l’enfant d’un astronaute russe développe des pouvoirs inexpliqués après un voyage spatial. Les humains, avides de puissance, transforment alors de nombreuses jeunes femmes en armes vivantes, les traitant comme de simples outils. Seules les plus performantes ont le privilège de voir leurs souvenirs préservés sous forme de données. Une apocalypse survient, et des années plus tard, une tour gigantesque apparaît, attirant les survivants.
Le récit aborde des thèmes profonds tels que l’exploitation, la perte d’identité et la solidarité entre les personnages. Les histoires de Spika et Laika sont particulièrement poignantes, et l’on s’attache rapidement à ces héroïnes malgré un contexte tragique. Si la narration aurait pu être plus développée, l’idée de départ est originale et offre une relecture intéressante du genre des magical girls.
Un gameplay exigeant mais perfectible
Côté gameplay, Kernal Hearts est un action-RPG avec des éléments roguelike. Le joueur enchaîne les combos, utilise des compétences, récupère des reliques et applique des puces à son corps mécanique avant chaque run. Le système de progression repose sur la collecte d’âmes roses, obtenues en éliminant des ennemis ou via des phases de plateforme, mais le leveling n’est pas automatique : il faut trouver un autel dans le niveau pour monter de niveau. Cette mécanique, couplée à un minuteur omniprésent qui peut entraîner un échec immédiat, ajoute une tension parfois frustrante.
Les combats sont dynamiques, mais certains défauts viennent entacher l’expérience. La caméra a tendance à ne pas se recentrer derrière le personnage lors du verrouillage, ce qui oblige à des ajustements constants. L’esquive peut également se montrer capricieuse. De plus, les ennemis, même basiques, possèdent une réserve de points de vie conséquente, rendant les affrontements longs, surtout en difficulté normale. Heureusement, le mode facile permet de profiter davantage de l’histoire et de l’exploration, et le jeu prend tout son sens en coopération.
Une direction artistique soignée
Visuellement, Kernal Hearts séduit par ses environnements détaillés, ses designs d’ennemis et de personnages. Les unités M.A.H.O.U. et les alliés restants sont particulièrement bien conçus. En revanche, les ennemis génériques manquent de variété et les zones peuvent paraître trop vastes, surtout avec la pression du temps. Malgré ces réserves, l’atmosphère générale est réussie et renforce l’immersion dans ce monde désolé.
En conclusion, Kernal Hearts est un titre qui plaira aux amateurs de jeux à l’ambiance NieR et aux amateurs de roguelikes narratifs. Son histoire touchante et son concept original compensent en partie des mécaniques de jeu perfectibles. Il est recommandé de l’aborder en mode facile ou en coopération pour en apprécier pleinement les qualités. Le jeu est disponible dès maintenant sur Switch 2, PS5, Xbox Series X et PC.







