STEINS;GATE RE:BOOT débarque sur Switch 2 avec une promesse alléchante : redécouvrir l’un des visual novels les plus acclamés de la dernière décennie dans une version remasterisée. Mais cette nouvelle édition justifie-t-elle son prix de 60 $, surtout pour ceux qui ont déjà parcouru les couloirs du temps avec Rintaro Okabe ? Notre test complet vous éclaire.
Un classique du visual novel remis au goût du jour
Sorti initialement en 2009, STEINS;GATE s’est imposé comme une référence du genre, donnant naissance à des adaptations en anime et en manga. Cette version RE:BOOT sur Switch 2 propose des améliorations visuelles et sonores, ainsi qu’une nouvelle route scénaristique. Pour les néophytes, c’est l’occasion idéale de découvrir cette histoire de science-fiction complexe et captivante. Pour les vétérans, en revanche, l’intérêt est plus discutable.
Une intrigue qui défie le temps
Le joueur incarne Rintaro Okabe, un scientifique autoproclamé « fou » à la tête du Future Gadget Lab, un petit groupe d’excentriques. Leur quotidien bascule lorsqu’une femme meurt lors d’un séminaire, qu’un satellite s’écrase sur un bâtiment et que la population disparaît mystérieusement. Seul Okabe semble se souvenir de ces événements. Pourquoi ? Et pourquoi la femme décédée réapparaît-elle avec un intérêt marqué pour les inventions du labo ?
Les réponses se dévoilent au fil des 25 à 30 heures de jeu, mais pas de manière linéaire. Le récit joue avec les boucles temporelles et les paradoxes, tout en gardant un ton résolument décalé. L’exemple le plus frappant est le PhoneWave (nom sujet à changement), une machine à voyager dans le temps qui fonctionne en plaçant une banane dans un micro-ondes et en l’activant avec un téléphone. Le résultat ? Une banane verte et gélatineuse. Cette absurdité assumée donne le ton : STEINS;GATE RE:BOOT ne se prend jamais trop au sérieux, et c’est tant mieux.
Des personnages hauts en couleur
La force du jeu réside dans ses personnages. Rintaro Okabe est un protagoniste inoubliable, avec ses délires paranoïaques sur « l’Organisation » et ses réactions théâtrales. Les membres du Future Gadget Lab, chacun avec ses bizarreries, apportent une touche d’humour et d’humanité. Les dialogues sont savoureux, et même le glossaire du jeu, qui explique les termes scientifiques (réels ou inventés), est une source de divertissement.
Cette galerie de personnages attachants compense en partie le manque d’interactivité inhérent au genre. Car STEINS;GATE RE:BOOT est un visual novel pur : à part consulter son téléphone et utiliser le PhoneWave, le joueur est surtout spectateur. Un choix assumé, mais qui peut rebuter ceux qui cherchent plus d’action.
Des améliorations techniques, mais pas de révolution
Sur Switch 2, le jeu bénéficie de graphismes en haute définition et d’une bande-son remasterisée. Les illustrations des personnages sont superbes, et les effets visuels renforcent l’immersion. Cependant, l’absence de prise en charge de l’écran tactile en mode portable est un oubli regrettable, même si son utilité aurait été limitée.
Pour les joueurs ayant déjà terminé l’original, la seule véritable nouveauté est une route scénaristique inédite. Est-ce suffisant pour justifier un nouvel achat à plein tarif ? Probablement pas, à moins d’être un fan inconditionnel. En revanche, pour les nouveaux venus, l’expérience est complète et généreuse.
Notre verdict : un voyage temporel à ne pas manquer pour les novices
STEINS;GATE RE:BOOT est une excellente porte d’entrée dans l’univers de la série. L’histoire est prenante, les personnages mémorables et l’humour omniprésent. Le prix de 60 $ peut sembler élevé pour un visual novel, mais la durée de vie et la qualité de l’écriture le justifient amplement pour une première découverte. Si vous hésitez, ajoutez-le à votre liste de souhaits et attendez une promotion : les soldes de Spike Chunsoft sont fréquentes. Quoi qu’il en soit, ce voyage temporel vaut le détour.
