Metroid Dread a débarqué sur Nintendo Switch fin 2021, et il a immédiatement marqué les esprits. Après presque vingt ans sans nouvel épisode 2D de la saga, ce titre signé MercurySteam a relancé la série de manière spectaculaire. Cinq ans plus tard, il demeure l’un des jeux les plus solides de la console, et une porte d’entrée idéale pour les nouveaux venus.
Un retour inespéré pour la série 2D
Depuis Metroid Fusion en 2002, les fans attendaient une suite directe. Metroid Dread a non seulement répondu à cette attente, mais il a aussi poursuivi l’histoire là où elle s’était arrêtée, sans reboot. Ce choix narratif a été salué par la communauté, car il respecte la continuité de la saga tout en offrant une aventure moderne.
Le jeu se déroule sur la planète ZDR, où Samus Aran enquête sur la réapparition des parasites X. Rapidement, elle se retrouve confrontée à Raven Beak, un antagoniste redoutable, et à une nouvelle menace : les E.M.M.I., des robots impitoyables qui traquent la chasseuse de primes.
Un level design exemplaire
L’un des points forts de Metroid Dread est son level design. La planète ZDR est vaste et interconnectée, mais le jeu guide subtilement le joueur sans jamais le prendre par la main. Grâce à la carte, il est possible de repérer les obstacles franchissables avec les nouvelles capacités, et les téléportails disséminés dans les zones facilitent les retours en arrière.
Cette approche rend l’exploration fluide et évite la frustration souvent associée aux Metroidvania. Le rythme est soutenu : on enchaîne les améliorations, les combats et les découvertes sans temps mort. Même les joueurs peu familiers du genre peuvent s’y retrouver, car le jeu est conçu pour être accessible tout en restant exigeant.
Des combats intenses et des boss mémorables
Les affrontements contre les boss sont un autre point fort. Chaque combat est spectaculaire, avec des cinématiques qui mettent en valeur la personnalité de Samus. Cette dernière n’est pas une simple protagoniste silencieuse : elle se montre rebelle, puissante et parfois irrespectueuse envers ses adversaires, ce qui renforce l’attachement du joueur.
Les E.M.M.I. ajoutent une tension constante. Invulnérables au début, ils forcent le joueur à fuir et à se cacher. Seule une amélioration temporaire permet de les détruire, mais avant cela, chaque rencontre est un moment de stress intense. Heureusement, les points de contrôle sont généreux, et chaque mort semble juste, poussant à réessayer immédiatement.
Une rejouabilité exceptionnelle
Malgré une durée de vie relativement courte (environ dix heures pour tout collecter, quatre heures en speedrun), Metroid Dread est conçu pour être rejoué. De nombreux sequence breaks permettent de découvrir des routes alternatives et de sauter des sections entières. Cette liberté encourage les joueurs à expérimenter et à perfectionner leurs runs.
Le mode Rookie, ajouté pour les débutants, rend l’expérience plus accessible sans sacrifier le plaisir. Et pour les plus courageux, le mode Dread propose un défi extrême où chaque coup est fatal.
Une bande-son en demi-teinte
Si le jeu brille par son gameplay, sa musique est souvent jugée décevante. Les remixes de thèmes classiques sont réussis, mais les compositions originales manquent de mémorabilité. Elles créent une atmosphère correcte, mais ne restent pas en tête. C’est l’un des rares reproches que l’on peut faire à ce titre par ailleurs exemplaire.
Un incontournable de la Switch
Avec l’arrivée prochaine de Metroid Ravenous, qui se déroule après les événements de Dread, il n’a jamais été aussi pertinent de découvrir ou redécouvrir ce jeu. Il constitue une excellente introduction à la série, et son accessibilité en fait un choix parfait pour les nouveaux joueurs.
À noter que la version physique est épuisée depuis un certain temps, ce qui rend les copies d’occasion plus chères que le jeu en dématérialisé. Pour ceux qui hésitent, la version numérique reste le moyen le plus simple de se lancer dans l’aventure.
Metroid Dread est sans conteste l’un des meilleurs jeux de la Nintendo Switch, et un épisode majeur de la saga. Cinq ans après, il n’a rien perdu de sa superbe.
