Rare ne se contenterait pas de faire vivre Sea of Thieves. Selon Christopher Dring, journaliste réputé et animateur du podcast The Game Business, le studio britannique travaillerait actuellement sur « d’autres projets » en plus du support continu de son jeu de pirates. Une information qui prend un relief particulier au moment où Rare vient d’être réorganisé au sein de la galaxie Xbox, passant sous la direction d’Activision.
Ce changement structurel, annoncé dans le cadre de la restructuration de Xbox, a vu Rare quitter Xbox Game Studios pour rejoindre Activision. Un mouvement qui n’est pas sans rappeler l’histoire : en 2002, Nintendo détenait 49 % de Rare mais avait renoncé à en prendre le contrôle total. Microsoft avait finalement racheté le studio, mais Activision était alors l’autre grand prétendant. Vingt-quatre ans plus tard, la boucle est bouclée.
Un studio historique en pleine mutation
Rare est l’un des studios les plus emblématiques de l’industrie. De GoldenEye 007 à Banjo-Kazooie, en passant par Perfect Dark et Viva Piñata, son catalogue a marqué plusieurs générations de joueurs. Pourtant, depuis des années, le studio s’est concentré sur Sea of Thieves, un jeu-service lancé en 2018 qui a connu un succès notable, notamment grâce à son modèle multijoueur et à ses mises à jour régulières.
Mais selon Dring, le jeu serait aujourd’hui « en phase de déclin », une évolution qu’il juge « physiologique » après près de dix ans d’exploitation. Le studio aurait subi des coupes après l’annulation d’Everwild, un projet ambitieux longtemps en développement. Malgré cela, Rare aurait réussi à se stabiliser grâce au soutien continu apporté à Sea of Thieves.
Quels projets pour l’avenir ?
Le journaliste n’a pas donné de détails sur la nature de ces « autres projets ». S’agit-il de nouvelles licences, de suites, ou d’un retour à des franchises historiques ? Rare s’est toujours montré réticent à revisiter ses classiques, mais la nouvelle direction sous Activision pourrait changer la donne. L’éditeur américain, connu pour sa gestion de franchises comme Call of Duty ou Diablo, pourrait pousser le studio à exploiter son riche héritage.
La réorganisation a également entraîné des changements au sein du management de Rare, avec des licenciements « peu étendus » selon Dring. Le studio semble néanmoins poursuivre son travail sur plusieurs fronts. Reste à savoir si ces projets aboutiront, et sous quelle forme. Une chose est sûre : l’avenir de Rare suscite la curiosité, tant son histoire est liée à celle du jeu vidéo.
En attendant des annonces officielles, les fans de Sea of Thieves peuvent se rassurer : le jeu continue de recevoir du contenu, et le studio n’a pas l’intention de l’abandonner de sitôt. Mais l’arrivée sous la bannière Activision pourrait bien marquer un tournant pour l’un des plus anciens studios encore en activité.
