AccueilActualitésRTX Spark : on a testé le gaming sur les nouveaux ultrabooks...

RTX Spark : on a testé le gaming sur les nouveaux ultrabooks NVIDIA

NVIDIA a profité de la Gamescom pour présenter RTX Spark, sa nouvelle plateforme destinée aux ultrabooks. L’idée : concentrer CPU, GPU et mémoire dans un seul système pour offrir des performances gaming sur des machines ultra fines. Nous avons pu essayer six notebooks équipés de ce SoC, avec des jeux comme DOOM: The Dark Ages, Borderlands 4 ou F1 25.

Le principe de RTX Spark repose sur un unique chip, le N1X, basé sur l’architecture Grace Blackwell. Il intègre une GPU Blackwell avec 6 144 cœurs CUDA, une CPU Grace à 20 cœurs et jusqu’à 128 Go de mémoire LPDDR5X unifiée. Une seconde version, la N1, descend à 5 120 cœurs CUDA, 18 cœurs CPU et 64 Go de mémoire. Le tout avec un TDP de 45 à 80 watts, des Tensor Cores de 5e génération et des RT Cores de 4e génération.

La mémoire unifiée est un point clé : CPU et GPU partagent le même pool, évitant la séparation classique entre RAM système et VRAM. La liaison se fait via NVLink-C2C, et la CPU Grace utilise une architecture ARM développée avec MediaTek. NVIDIA et Microsoft travaillent aussi sur la compatibilité logicielle, notamment avec les anti-cheats comme EA Javelin.

Six notebooks, six jeux

Dans le booth NVIDIA, nous avons testé six systèmes différents, tous ultra fins. Les réglages étaient imposés : preset moyen, DLSS en mode Performance, Frame Generation 2x, et tous les PC étaient branchés sur secteur. Impossible de changer les paramètres ou d’afficher un compteur de FPS. À l’œil, tous les titres semblaient tourner à 60 FPS ou plus, avec une bonne stabilité et peu d’impact sur la qualité d’image.

Le MSI Prestige N16 Flip AI+ s’est attaqué à 007 First Light, un jeu très gourmand. La fluidité était bonne, mais c’est le seul cas où la Frame Generation a montré quelques artefacts, surtout sur les mouvements de caméra. Rien de rédhibitoire. Sur le Lenovo Yoga Pro 9n, F1 25 offrait une sensation de fluidité convaincante, même avec beaucoup de voitures à l’écran. L’ASUS ProArt P14 faisait tourner ARC Raiders, et le Microsoft Surface Laptop Ultra s’occupait de War Thunder, tous deux avec un rendu stable.

Le HP OmniBook Ultra 16 gérait Borderlands 4 avec une bonne fluidité en exploration et en combat. Enfin, le Dell XPS 16 s’est chargé de DOOM: The Dark Ages, probablement le titre le plus exigeant, mais qui n’a pas montré de ralentissements à ces réglages. Ces impressions restent toutefois issues de démos courtes et contrôlées, sans données précises sur les performances.

Une promesse à vérifier

Cette première prise en main est intéressante, mais ne permet pas de juger définitivement les capacités gaming de RTX Spark. L’utilisation simultanée du DLSS Performance et de la Frame Generation 2x rend difficile de distinguer la puissance native du chip de l’apport des technologies de reconstruction d’image. Le cas de 007 First Light est révélateur : la fluidité perçue était élevée, mais l’intervention de la Frame Generation était visible.

Voir six ultrabooks gérer des jeux comme F1 25, ARC Raiders, War Thunder, Borderlands 4 et DOOM: The Dark Ages dans ces conditions est prometteur. La vraie épreuve viendra avec les produits commerciaux, quand on pourra mesurer les performances natives, la consommation, les températures et la compatibilité sur un plus large catalogue. Les prix joueront aussi un rôle crucial, surtout dans un marché de la mémoire compliqué. RTX Spark semble adopter une approche différente des PC haute performance, mais il faudra le comparer aux plateformes x86 traditionnelles pour savoir s’il est vraiment compétitif.

Juliette
Juliette
Juliette, grande fan de Nintendo depuis des années, je reprends du service ici et je publie des news autour de Big N
PUBLICITÉ
12FansJ'aime
23SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Les + LUS