Les coulisses du développement de la série Resident Evil continuent de fasciner. Dusk Golem, insider bien connu pour ses informations sur la franchise, a récemment partagé des détails sur une version abandonnée de Resident Evil 9. Ce projet, qui devait initialement s’intituler Resident Evil: Apocalypse, a été annulé au profit de ce qui est devenu Resident Evil Requiem. Les révélations offrent un aperçu fascinant de ce que Capcom avait envisagé avant de changer de direction.
Un monde ouvert ambitieux sur une île fictive de Singapour
Selon Dusk Golem, Resident Evil: Apocalypse était conçu comme un jeu solo en monde ouvert, exploitant la technologie de Dragon’s Dogma 2 et de Monster Hunter Wilds. L’action devait se dérouler sur une île fictive située à Singapour, un cadre inédit pour la série. Les joueurs auraient pu explorer librement cet environnement, avec la possibilité d’utiliser des véhicules pour se déplacer. Cette approche marquait une rupture nette avec le level design plus linéaire des épisodes récents, s’orientant vers une expérience davantage axée sur l’action que sur l’horreur pure.
Le jeu aurait également inclus une jauge d’infection inspirée de Resident Evil Outbreak, ajoutant une dimension de survie et de gestion de ressources. Cette mécanique, absente des titres principaux depuis longtemps, aurait pu renouveler l’intérêt des fans de la première heure. Cependant, Capcom a finalement décidé de repartir de zéro, réduisant drastiquement l’ampleur du projet.
Un casting de protagonistes étoffé et des tensions narratives
L’une des révélations les plus surprenantes concerne le casting des personnages jouables. Resident Evil: Apocalypse devait mettre en scène Jill Valentine, Leon S. Kennedy, Ada Wong et Sheva Alomar, accompagnés de deux nouveaux personnages. Cette réunion de figures emblématiques de la série aurait été une première, offrant des dynamiques inédites. Le scénario prévoyait des tensions internes : Leon se méfiait de Jill en raison de son passé avec la BSAA, tandis que Sheva, dont l’objectif était de sauver Chris Redfield, se méfiait d’Ada. Ces conflits auraient alimenté de nombreuses disputes entre les protagonistes, promettant une narration plus complexe.
L’intrigue principale aurait placé la BSAA comme antagoniste central, une organisation autrefois alliée devenue ennemie. Ce renversement faisait suite à l’arrestation de Chris Redfield après les événements de Resident Evil Village. Le jeu aurait ainsi exploré les conséquences directes de l’épisode précédent, approfondissant la mythologie de la série. Malheureusement, cette direction narrative a été abandonnée lors du redémarrage du développement.
Les raisons de l’abandon et l’évolution vers Resident Evil Requiem
Capcom a finalement choisi de redémarrer le développement de Resident Evil 9, réduisant le nombre de protagonistes pour se concentrer sur un récit plus resserré. Leon S. Kennedy est devenu le personnage principal, tandis que Jill Valentine a d’abord été conservée comme assistante IA avant d’être purement supprimée, car elle n’apportait pas suffisamment à l’histoire. L’idée d’un personnage découvrant la terreur pour la première fois a évolué pour donner naissance à Grace, un nouveau protagoniste. Une épidémie devait éclater sur l’île, servant de toile de fond à l’action.
Ces changements ont abouti à Resident Evil Requiem, le jeu finalement sorti et acclamé par la critique. Bien que les détails de cette version abandonnée puissent susciter des regrets chez certains fans, ils témoignent de la volonté de Capcom de peaufiner son projet pour offrir une expérience plus cohérente. Les informations de Dusk Golem, bien que non confirmées officiellement, sont cohérentes avec les rumeurs précédentes et offrent un éclairage précieux sur les coulisses du développement.
Pour l’heure, Capcom n’a pas commenté ces révélations. Les joueurs curieux peuvent consulter la vidéo partagée par Dusk Golem pour plus de détails. Cette plongée dans les abysses du développement de Resident Evil 9 rappelle que même les projets les plus ambitieux peuvent être profondément remaniés, parfois pour le meilleur.
