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Stranger Than Heaven : on a joué au nouveau jeu des créateurs de Yakuza, un drame musical ambitieux

Stranger Than Heaven, le nouveau jeu de RGG Studio (les créateurs de la série Yakuza), sortira le 15 janvier 2027 sur PC, PS5 et Xbox Series. Nous avons pu y jouer pendant quelques heures sur Xbox Series X, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le studio semble vouloir frapper un grand coup avec ce titre qui mêle drame, combats et musique.

Une histoire qui s’étend sur 50 ans

Le jeu s’ouvre sur une séquence marquante : le protagoniste, Makoto Daito, fuit la police dans les rues de San Francisco, accusé à tort d’un crime en raison de ses origines japonaises. Il embarque alors sur un navire marchand en partance pour le Japon, et c’est là que commence son aventure à travers le pays, de 1915 à 1965. Le joueur traversera cinq villes différentes : Kokura, Kure, Osaka, Atami et Tokyo, chacune représentée à une époque précise.

Dès les premières heures, on sent que RGG Studio a voulu mettre l’accent sur la narration. Les cinématiques sont soignées, avec une mise en scène qui évoque le cinéma, et le ton général est plus sérieux que dans les précédents jeux du studio. Bien sûr, il y a quelques moments plus légers, comme une séquence où le personnage d’Orpheus (interprété par Snoop Dogg) nous apprend à fabriquer des cigarettes aux propriétés étranges, mais dans l’ensemble, l’histoire semble vouloir être plus mature et intime.

Un monde vivant et détaillé

Comme dans les autres jeux du studio, le monde est un élément central de l’expérience. Nous avons pu explorer trois villes à des époques différentes : Kokura en 1915, Kure en 1929 et Osaka en 1943. Chaque zone est limitée en taille, mais regorge d’activités et de détails. Les environnements évoluent en fonction de la période historique, ce qui donne une vraie sensation de voyage dans le temps. Les intérieurs sont également accessibles sans temps de chargement, ce qui renforce l’immersion.

Les mini-jeux sont également présents, mais en nombre plus réduit que dans les précédents titres. Nous avons pu essayer le menko, un jeu de cartes traditionnel japonais où l’on doit lancer des figurines pour renverser celles de l’adversaire. D’autres activités seront disponibles dans la version finale, mais les développeurs ont indiqué qu’elles seraient moins nombreuses que par le passé.

Un système de combat exigeant

Le combat est l’un des aspects les plus intéressants de Stranger Than Heaven. Fini le style beat’em up classique de Yakuza, place à un système plus méthodique. La caméra se place à l’épaule, et l’on peut se concentrer sur un seul adversaire. Les commandes sont originales : la gâchette et le bouton supérieur gauches contrôlent le bras gauche, et ceux de droite contrôlent le bras droit. Il faut donc parer les coups du bon côté et riposter lorsque l’ennemi est vulnérable. Des armes sont également disponibles, comme des couteaux ou des marteaux.

Si le système est prometteur, il souffre encore de quelques défauts. Les animations manquent parfois de fluidité, ce qui rend la lecture de l’action difficile, et les mouvements peuvent sembler rigides. Espérons que ces problèmes seront corrigés d’ici la sortie.

La musique au cœur du jeu

L’autre grande composante de Stranger Than Heaven est la production musicale. Au fil de l’histoire, Makoto réalise son rêve de vivre de la musique. Le joueur devra gérer son propre label, en commençant par échantillonner des sons dans la rue (même pendant les combats). Ensuite, il faudra réarranger les morceaux avec un compositeur, choisir l’artiste, promouvoir l’événement et enfin organiser un concert. Ce dernier prend la forme d’un mini-jeu rythmique où il faut activer les éléments au bon moment pour satisfaire le public.

Ce système est sans doute le plus abouti du jeu. On sent que la musique est au cœur du projet, et les compositions entendues lors de la présentation étaient toutes plus accrocheuses les unes que les autres. Le jeu pourrait bien être le premier véritable “musical vidéoludique”.

Technique : des hauts et des bas

Côté technique, Stranger Than Heaven utilise le Dragon Engine, déjà vu dans les derniers Yakuza. Sur Xbox Series X, le jeu affiche un style plus réaliste que les précédents titres du studio, ce qui met en valeur l’éclairage mais révèle aussi certaines limites du moteur. Les animations, en particulier, semblent datées, rappelant parfois des jeux d’il y a dix ans. En revanche, la bande-son est exceptionnelle, avec des morceaux variés qui mélangent les genres et les époques.

En conclusion, Stranger Than Heaven s’annonce comme un projet ambitieux et mature, qui pourrait bien être l’une des meilleures histoires jamais racontées par RGG Studio. Le système de combat demande à être peaufiné, mais la musique et la narration semblent déjà très solides. Rendez-vous le 15 janvier 2027 pour découvrir la vie de Makoto Daito.

Juliette
Juliette
Juliette, grande fan de Nintendo depuis des années, je reprends du service ici et je publie des news autour de Big N
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