Qui se souvient des après-midi passés en salle d’arcade à enchaîner les courses effrénées de Crazy Taxi ? Le jeu de SEGA, porté par la musique des Offspring, a marqué toute une génération. Aujourd’hui, la série tente un retour avec Crazy Taxi: World Tour, un épisode qui promet de dépoussiérer la formule tout en conservant son ADN. Nous avons pu l’essayer à la Gamescom, et voici nos impressions.
Une structure calquée sur Forza Horizon
Pour moderniser Crazy Taxi, SEGA a fait un choix clair : s’inspirer de la série Forza Horizon de Microsoft. Fini le simple enchaînement de courses contre la montre dans des environnements fermés. World Tour propose désormais une carte ouverte, librement explorable, où le joueur peut accepter diverses missions disséminées un peu partout.
La démo de la Gamescom nous a permis de circuler dans un environnement mêlant centre-ville et routes de campagne, sans aucune contrainte de temps. L’objectif est de se familiariser avec un modèle de conduite qui, sur certains points, rappelle furieusement l’original.
Des sensations de conduite fidèles, mais un manque de vitesse
Au volant du taxi d’Axel, on retrouve immédiatement ce feeling si particulier, fait de dérapages faciles, de sauts improbables et d’un transfert de poids exagéré. C’est grisant, et les fans de la première heure seront en terrain connu. Toutefois, nous avons noté un vrai bémol : le manque de sensation de vitesse en conduite normale. Il faut utiliser le turbo, qui se recharge en réalisant des manœuvres risquées, pour enfin ressentir de l’adrénaline.
Une multitude d’activités secondaires
Comme dans Forza Horizon, la carte est truffée de points d’intérêt. On retrouve bien sûr la mission classique : prendre un client et l’amener à destination dans un temps limité. Mais s’y ajoutent des courses chronométrées, des épreuves de slalom, des parcours sans collision, ou encore des duels contre d’autres véhicules où la gestion du turbo est cruciale.
SEGA a également prévu une trame narrative légère. Axel doit récupérer son taxi volé, et l’aventure le mènera à travers plusieurs environnements. Lors de notre session, nous avons affronté un sosie de Steven Spielberg dans une course, escorté un extraterrestre, et livré une pile de pizzas sans la faire tomber. Des missions amusantes, portées par des personnages déjantés, même si elles ne révolutionnent pas le genre.
Un style visuel respectueux de l’original
Graphiquement, Crazy Taxi: World Tour fait le travail sans impressionner. Le style cartoon colle parfaitement à l’esprit de la série, et les effets lors des sauts ou dérapages sont agréables. La ville n’est pas hyper vivante, mais quelques passants et véhicules apportent un minimum d’animation.
Un avenir encore incertain
Cette prise en main nous a laissé une impression globalement positive, avec une formule qui a su évoluer sans trahir ses origines. Reste à voir si la variété des missions tiendra sur la durée. Crazy Taxi: World Tour est attendu sur PC, Xbox Series et PlayStation 5 à une date encore indéterminée en 2027.

