Pipistrello and the Cursed Yoyo est disponible dès maintenant sur Switch 2, et cette version apporte une amélioration notable : le jeu tourne désormais à 120 fps, contre 60 fps sur la version originale Switch. Développé par Pocket Trap, ce titre d’action-aventure en vue de dessus avait été quelque peu éclipsé lors de sa sortie initiale, mais il mérite clairement l’attention des joueurs, surtout sur la nouvelle console de Nintendo.
Un hommage aux classiques
Pipistrello and the Cursed Yoyo s’inscrit dans la lignée des jeux d’action-aventure en 2D vue de dessus, rappelant les premiers The Legend of Zelda ou encore Mina the Hollower. Le joueur incarne Pippit Pipistrello, un champion de yoyo issu d’une famille richissime et controversée, les Pipistrello, qui contrôlent l’énergie de New Jolt City grâce à la Denquinellia Rose. Lorsque sa tante, Madame Pepper Pipistrello, est attaquée par des ennemis cherchant à se venger des abus de la famille, Pippit se retrouve embarqué dans une quête pour la sauver. Une partie de l’âme de sa tante se retrouve piégée dans son yoyo, et il doit parcourir la ville pour récupérer des batteries et la restaurer.
Le gameplay repose sur l’utilisation ingénieuse du yoyo, qui sert à la fois d’arme et d’outil de déplacement. Au fil de l’aventure, Pippit apprend de nouvelles techniques : le Ricochet permet de faire rebondir le yoyo pour activer des interrupteurs, Walk the Dog permet de traverser l’eau en le faisant rouler, et String Grab offre la possibilité de s’accrocher à des crochets pour se balancer. Cette mécanique centrale est bien exploitée et donne une identité forte au jeu.
Un système de corruption original
L’une des particularités de Pipistrello and the Cursed Yoyo est son système d’amélioration basé sur l’endettement. Pour obtenir des upgrades, le joueur doit s’adresser à Pepita, une prêteuse sur gages. En échange, il contracte une dette qui réduit temporairement sa santé maximale et prélève automatiquement une partie des pièces récoltées. Ce mécanisme renforce le thème de la corruption et de la précarité qui imprègne l’histoire, où même les boss portent des noms évocateurs comme « Don Mauretti, Failed Mall Owner ».
Cependant, ce système peut parfois se révéler frustrant, surtout si l’on affronte un boss sans avoir remboursé sa dette. De plus, la ville de New Jolt City est vaste et il est facile de s’y perdre, ce qui peut entraîner des moments de confusion. Malgré ces défauts, le jeu reste globalement agréable grâce à son design coloré et à ses combats dynamiques.
Les améliorations sur Switch 2
La version Switch 2 de Pipistrello and the Cursed Yoyo se distingue principalement par son framerate de 120 fps, qui rend l’action particulièrement fluide, surtout lors des phases rapides. La résolution est également améliorée, avec du 1080p en mode portable et du 4K en mode docké, mais pour un jeu en pixel art, la différence visuelle est moins marquante que le gain en fluidité. Les possesseurs de la version Switch originale peuvent d’ailleurs bénéficier d’un Upgrade Pack gratuit pour profiter de ces améliorations.
En conclusion, Pipistrello and the Cursed Yoyo est une excellente addition au catalogue de la Switch 2, particulièrement pour les amateurs de jeux d’action-aventure rétro. Malgré quelques frustrations liées à la difficulté et à la navigation, le jeu offre une expérience originale et charmante, sublimée par la fluidité du 120 fps. Il est également disponible sur Switch, PS4, PS5, Xbox Series X et PC.




