Alors que l’industrie du jeu vidéo traverse une période de turbulences, les joueurs cherchent des moyens de prolonger la durée de vie de leurs équipements. C’est dans ce contexte que Genki, connu pour ses accessoires innovants, lance la Manta, une manette présentée comme la solution ultime pour les joueurs exigeants. Nous avons eu l’occasion de la prendre en main à la Gamescom, et les premières impressions sont pour le moins marquantes.
Un design qui ne paie pas de mine, mais une prise en main bluffante
Au premier abord, la Genki Manta ne ressemble pas à une manette haut de gamme. Son esthétique sobre, presque utilitaire, pourrait même laisser penser à un produit bon marché. Mais dès qu’on la tient, la perception change radicalement. Le poids et la forme sont parfaitement équilibrés, offrant une sensation de solidité et de confort immédiate. Genki a clairement misé sur l’ergonomie plutôt que sur l’apparence, et le résultat est convaincant.
MantaOS : un écran intégré pour tout contrôler
La caractéristique la plus visible de la Manta est son petit écran de 2,79 pouces, baptisé MantaOS. Il ne s’agit pas d’un simple gadget, mais d’un véritable centre de commande. L’utilisateur peut y gérer les profils de contrôleurs, les macros, la connectivité et le réglage des entrées. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg : presque tous les aspects de la manette peuvent être ajustés. Que ce soit la courbe de réponse des gâchettes, la sensibilité du gyroscope (avec des réglages distincts pour les axes X et Y), l’inversion des boutons ABXY ou encore l’utilisation d’un clavier virtuel piloté par les sticks, tout est accessible en quelques pressions.
L’outil le plus impressionnant est sans doute l’éditeur de macros temporelles. Contrairement aux simples enregistrements de séquences, il permet de définir la durée exacte de chaque pression de bouton sur une frise chronologique. De quoi ravir les speedrunners en quête de précision absolue. Les joueurs PC apprécieront également la possibilité d’afficher la température et les performances de leur machine directement sur l’écran de la manette.
Des boutons analogiques et des sticks ajustables
La Genki Manta ne se contente pas d’être une manette classique. Elle dispose d’un bouton C dédié au GameChat pour les possesseurs de Switch 2, mais surtout, tous ses boutons supportent des entrées analogiques sensibles à la pression. Cela ouvre des possibilités de gameplay inédites, notamment pour les jeux de course ou de plateforme.
À l’arrière, on trouve non seulement des palettes et des boutons programmables, mais aussi des interrupteurs permettant de régler la tension des gâchettes. Les sticks, quant à eux, sont dotés d’une bague rotative qui permet de passer d’une résistance de 30 gf à 80 gf, offrant ainsi une sensation plus fluide ou plus ferme selon les préférences. Avec environ 60 gf, on se rapproche de la sensation de la manette Pro de la Switch 2. Les boutons de macro sont habilement dissimulés sur le dessus de la manette pour éviter les pressions accidentelles. Enfin, la croix directionnelle à 4 directions peut être remplacée par une version à 8 directions, un détail appréciable pour les amateurs de jeux de combat.
Des vibrations magnétiques d’une précision inégalée
La Manta utilise des moteurs à sustentation magnétique, que Genki décrit comme une évolution du HD Rumble. Ces moteurs offrent une réponse vibratoire extrêmement précise, avec un arrêt et un démarrage instantanés grâce aux aimants. Sur le papier, cela surpasse les vibrations de la DualSense et de la manette Pro de la Switch 2. Lors de notre démonstration, nous avons pu régler l’intensité des vibrations à la volée : au niveau maximal, la manette pourrait presque servir de pistolet de massage, tandis qu’au niveau le plus bas, elle procure une sensation de picotement subtil. La compatibilité avec les jeux utilisant les vibrations est annoncée comme native.
Un prix élevé, mais une polyvalence rare
Tant de technologie a un coût. La Genki Manta est actuellement proposée en financement participatif sur Kickstarter au prix de 199 dollars en early bird, pour un prix de vente conseillé qui dépassera les 250 dollars. C’est un investissement conséquent, mais Genki justifie ce tarif par la personnalisation extrême offerte. Côté autonomie, la manette devrait tenir environ dix heures avec toutes les fonctionnalités activées au maximum, ce qui est légèrement supérieur à la DualSense, mais en deçà des attentes pour une utilisation intensive.
La compatibilité est annoncée avec la Switch (et la Switch 2), le PC, les mobiles, Steam et Xbox. L’absence de support PlayStation est due aux restrictions imposées par Sony sur les manettes tierces. Pour les joueurs qui cherchent une manette « au-delà du pro », la Manta semble être une option très sérieuse. Il faudra toutefois attendre la version finale pour juger de sa fiabilité à long terme, mais la première impression est indéniablement positive.
À voir aussi : Voir Genki Manta manette sur Amazon.fr
En tant que Partenaire Amazon, Big-N réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

