The Blood of Dawnwalker : un RPG ambitieux qui réinvente le temps, mais reste trop conservateur

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The Blood of Dawnwalker est sans doute l’un des RPG les plus attendus de cette génération, porté par une équipe d’anciens de CD Projekt RED. Notre test complet après plus de 50 heures de jeu révèle un titre qui ose briser les codes du monde ouvert avec sa mécanique de temps, mais qui reste étonnamment conservateur sur d’autres aspects.

Un compte à rebours qui change tout

L’histoire de Coen, transformé en vampire et contraint de sauver sa famille en 30 jours, est plus qu’un simple prétexte narratif. Le temps est ici une ressource précieuse qui influence chaque décision. Chaque jour est divisé en segments, et chaque mission consomme du temps. Impossible de tout faire en une seule partie : il faut faire des choix, sacrifier certaines quêtes, et assumer les conséquences.

Cette mécanique résout brillamment la dissonance ludonarrative qui frappe tant de mondes ouverts. Plus question de partir chasser des monstres pendant des heures alors que l’intrigue presse. Ici, chaque minute compte, et le joueur doit gérer son temps comme une ressource, ce qui apporte une tension rarement vue dans le genre.

Un monde ouvert inégal et des systèmes datés

Malheureusement, tous les aspects ne sont pas à la hauteur de cette ambition. Le monde de Sangora manque de vie et de variété, avec des zones vides et un level design qui rappelle trop The Witcher 3, sorti en 2015. L’interface et les animations sont datées, et l’exploration reste guidée par des icônes plutôt que par la curiosité naturelle.

De plus, l’arbre de compétences souffre d’incohérences, et la variété des ennemis et des armes est limitée. Rebel Wolves a construit des systèmes intelligents, mais n’a pas su remplir son monde avec le contenu nécessaire pour les exploiter pleinement.

Un combat directionnel surprenant

Le point fort du jeu réside dans son système de combat directionnel, inspiré de For Honor. Il faut viser la direction des attaques ennemies pour parer efficacement, transformant chaque affrontement en un ballet rythmique exigeant. De jour comme de nuit, les options changent : magie de sang et épée le jour, pouvoirs vampiriques la nuit. Une réussite qui mérite d’être soulignée.

Un bilan mitigé mais prometteur

The Blood of Dawnwalker est un jeu qui divise. D’un côté, sa mécanique de temps et son design de quêtes réactif sont une leçon de game design. De l’autre, son monde ouvert et ses systèmes périphériques semblent appartenir à une autre époque. C’est un RPG qui récompensera les joueurs patients et ouverts à une expérience différente, mais qui pourrait décevoir ceux qui attendaient une révolution graphique et structurelle.

Pour un premier titre, Rebel Wolves pose des bases solides. Si le studio parvient à corriger les défauts et à enrichir son univers dans une suite, cette licence pourrait bien devenir une référence du genre.

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