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Diablo 4: Age of Hatred Collection sur Switch 2, un port réussi mais toujours en ligne

Diablo 4 est enfin disponible sur Nintendo Switch 2 avec l’Age of Hatred Collection, qui regroupe le jeu de base et ses deux extensions, Vessel of Hatred et Lord of Hatred. Un portage attendu, tant la série a marqué l’histoire de l’action-RPG. Mais si la technique est au rendez-vous, le modèle économique et l’obligation de connexion permanente viennent ternir le tableau.

Un contenu complet et une histoire solide

L’Age of Hatred Collection propose une expérience complète, avec une campagne principale et deux extensions qui prolongent l’aventure. L’histoire se déroule 50 ans après les événements de Diablo 3. Les forces du Paradis et de l’Enfer sont affaiblies, et Lilith, fille de Mephisto, en profite pour semer le chaos dans Sanctuaire. Le joueur incarne un Vagabond chargé de la traquer, une quête qui mènera finalement à un affrontement avec Mephisto lui-même.

La narration est classique mais efficace, portée par des cinématiques de grande qualité et un doublage convaincant. Même sans connaître les précédents opus, on comprend les enjeux grâce à une mise en contexte habile. Les fans de longue date apprécieront les clins d’œil et les caméos disséminés dans le monde.

Un gameplay addictif et des classes variées

Diablo 4 reprend la formule qui a fait le succès de la série : exploration, combat en temps réel, et surtout une chasse au loot permanente. Les cinq classes disponibles offrent des styles de jeu distincts, et les arbres de compétences permettent de nombreuses builds. Contrairement à d’autres jeux du genre, il n’y a pas de classe objectivement supérieure : tout dépend de votre façon de jouer.

L’équipement joue un rôle central. Chaque personnage peut porter une dizaine de pièces d’armure et d’armes, améliorables avec des gemmes. En difficulté normale, on peut ignorer ces systèmes, mais ils deviennent cruciaux dans le endgame. Le jeu encourage l’expérimentation, car on trouve souvent du matériel adapté à d’autres builds.

Le monde est partagé, mais les donjons et quêtes principales sont instanciés, ce qui évite les intrusions. Les activités secondaires rapportent des points de renommée, avec des récompenses partagées entre personnages. Les saisons, quant à elles, proposent des défis limités dans le temps avec des récompenses cosmétiques.

Un portage technique convaincant

Sur Switch 2, Diablo 4 tourne à 30 fps en 1440p en mode docké avec les visuels améliorés, et à 30 fps en 1080p en portable. En désactivant cette option, on obtient 40 fps en 1080p dans les deux modes. C’est le mode performance qui offre la meilleure expérience, surtout en portable où la baisse de qualité visuelle est à peine perceptible. Quelques chutes de framerate surviennent dans les zones très peuplées, mais l’ensemble est bien optimisé.

L’écran tactile est pris en charge pour les menus, ce qui est pratique pour la gestion de l’inventaire. En revanche, pas de support de la souris avec les Joy-Con : il faudra un clavier et une souris USB externes pour simuler les contrôles PC. Un oubli regrettable, mais pas rédhibitoire.

Le talon d’Achille : la connexion permanente

Le vrai problème de Diablo 4 sur Switch 2, c’est son exigence de connexion internet permanente. Impossible de jouer hors ligne, même pour la campagne solo. Pour une console hybride pensée pour la mobilité, c’est un non-sens. Si vous comptiez y jouer dans les transports ou en vacances, passez votre chemin. De plus, le jeu nécessite un compte Battle.net, ce qui peut rebuter certains joueurs.

Le modèle économique est également critiquable. Le jeu est vendu à prix fort, mais intègre une monnaie premium, le Platinum, et des passes de combat payants. Le Platinum n’est pas transférable entre plateformes, ce qui limite l’intérêt de la progression croisée. Certes, les saisons sont accessibles gratuitement, mais pour obtenir toutes les récompenses, il faudra passer à la caisse.

Malgré ces réserves, Diablo 4 reste un excellent action-RPG, et ce portage Switch 2 est techniquement réussi. Mais l’obligation de connexion permanente et le modèle live service sont des freins majeurs, surtout face à une concurrence moins contraignante sur la console. À vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

Juliette
Juliette
Juliette, grande fan de Nintendo depuis des années, je reprends du service ici et je publie des news autour de Big N
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