Le remake de The Legend of Zelda: Ocarina of Time sur Nintendo Switch 2 utilisera AMD FSR 1.0 et SMAA pour ses fonctions d’upscaling et d’anti-aliasing. Cette information provient d’une analyse technique récente qui a mis en lumière les choix technologiques de Nintendo pour ce titre très attendu.
Des technologies d’upscaling et d’anti-aliasing confirmées
Selon les données extraites, le jeu exploitera AMD FidelityFX Super Resolution 1.0 (FSR 1.0) pour l’upscaling, ainsi que Subpixel Morphological Anti-Aliasing (SMAA) pour l’anti-aliasing. FSR 1.0 est une technologie de mise à l’échelle spatiale introduite par AMD en 2021. Elle permet d’améliorer les performances en rendant le jeu à une résolution inférieure puis en le redimensionnant à la résolution cible, tout en préservant un maximum de netteté. SMAA, quant à lui, est une technique d’anti-aliasing post-process qui réduit les artefacts de crénelage sur les bords des objets, offrant un rendu plus lisse sans coût excessif en ressources.
L’utilisation de ces technologies n’est pas surprenante en soi, car Nintendo a déjà eu recours à FSR 1.0 et SMAA dans plusieurs de ses titres first-party sur la Switch originale. Par exemple, des jeux comme Splatoon 3 et The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom ont intégré ces solutions pour optimiser les performances tout en maintenant une qualité visuelle acceptable. Le choix de FSR 1.0 plutôt que de versions plus récentes comme FSR 2.0 ou FSR 3.0, qui offrent une meilleure qualité grâce à des données temporelles, peut s’expliquer par des contraintes techniques ou par une volonté de simplicité d’intégration.
Pourquoi pas le DLSS de NVIDIA ?
Une question se pose : pourquoi Nintendo n’utilise-t-il pas le DLSS (Deep Learning Super Sampling) de NVIDIA, réputé pour sa qualité supérieure ? La Switch 2 est équipée d’un processeur graphique NVIDIA, ce qui rendrait théoriquement possible l’utilisation du DLSS. Cependant, plusieurs facteurs peuvent expliquer ce choix. D’une part, le DLSS nécessite des cœurs Tensor dédiés et une intégration plus complexe au niveau du moteur de jeu. D’autre part, Nintendo pourrait privilégier des solutions multiplateformes et plus légères pour faciliter le développement et maintenir une cohérence entre ses différents titres. Il est également possible que le moteur utilisé pour le remake d’Ocarina of Time ne soit pas compatible avec le DLSS, ou que les équipes de développement aient opté pour FSR 1.0 en raison de sa maturité et de sa stabilité éprouvée.
Il convient de noter que FSR 1.0 est une technologie purement spatiale, ce qui signifie qu’elle ne prend pas en compte les informations des images précédentes. Cela peut entraîner des artefacts de scintillement ou de flou dans certaines situations, mais elle reste une solution efficace pour améliorer les performances sur du matériel aux capacités limitées. La Switch 2, bien que plus puissante que sa devancière, doit composer avec des contraintes de consommation et de dissipation thermique, ce qui peut justifier l’emploi de technologies moins gourmandes.
Un remake très attendu
The Legend of Zelda: Ocarina of Time est considéré comme l’un des jeux les plus influents de l’histoire du jeu vidéo. Sorti initialement sur Nintendo 64 en 1998, il a été acclamé pour son monde ouvert, son système de ciblage et sa narration immersive. Un remake sur Switch 2 est donc un événement majeur pour les fans de la série. Bien que Nintendo n’ait pas encore officialisé tous les détails techniques, cette découverte concernant FSR 1.0 et SMAA donne un aperçu des choix de développement et des performances attendues.
Les joueurs peuvent s’attendre à une expérience visuelle améliorée par rapport à l’original, avec une résolution plus élevée et des bords plus nets grâce à l’anti-aliasing. Cependant, l’utilisation de FSR 1.0 pourrait signifier que le jeu ne tirera pas pleinement parti des capacités de la Switch 2 en matière d’upscaling avancé. Il faudra attendre des analyses plus approfondies ou des déclarations officielles pour en savoir plus sur les performances réelles du jeu.
En attendant, cette information technique confirme que le développement du remake est bien avancé et que Nintendo continue d’exploiter des solutions éprouvées pour ses titres first-party. Les fans de Zelda peuvent se réjouir de retrouver bientôt l’aventure classique de Link dans une version modernisée, même si certains choix techniques peuvent susciter des débats parmi les passionnés de technologie.
