Microsoft a confirmé que deux accords de cession pour Ninja Theory ont échoué. Le studio britannique, connu pour Hellblade, Heavenly Sword et DmC: Devil May Cry, entame désormais une période de consultation avec ses employés en vue d’une possible fermeture. « Malheureusement, deux accords différents pour Ninja Theory ont échoué », indique le communiqué officiel. « Nous allons maintenant entamer une phase de consultation avec les employés concernant une proposition de fermeture, tout en continuant à explorer d’autres possibilités. »
Cette annonce s’inscrit dans un contexte de restructuration massive chez Xbox. La maison mère a procédé à de nouvelles suppressions de postes et à une redistribution des ressources. Ninja Theory apparaît comme la victime la plus emblématique de cette vague de licenciements. L’échec des négociations surprend d’autant plus que le studio a récemment dévoilé Senua’s Saga: Hellblade II, un titre plus orienté action que ses prédécesseurs, pensé pour séduire de potentiels investisseurs.
Un studio au passé prestigieux
Fondé en 2000 sous le nom de Just Add Monsters, Ninja Theory s’est fait connaître avec Heavenly Sword sur PlayStation 3 en 2007. Le studio a ensuite enchaîné avec Enslaved: Odyssey to the West, DmC: Devil May Cry, puis la série Hellblade. Racheté par Microsoft en 2018, il faisait partie des équipes first-party de Xbox Game Studios. Son dernier jeu, Senua’s Saga: Hellblade II, est sorti en mai 2024 après un long développement.
La fermeture potentielle de Ninja Theory s’ajoute à une liste déjà longue de studios fermés ou restructurés par Microsoft ces derniers mois. En mai 2024, la firme avait déjà fermé Tango Gameworks et Arkane Austin, et licencié chez Bethesda. La stratégie de Microsoft semble privilégier les grosses franchises et les jeux à fort potentiel commercial, au détriment de projets plus artistiques ou de niche.
Quel avenir pour Hellblade ?
Si Ninja Theory ferme, l’avenir de la licence Hellblade devient incertain. Microsoft conserverait probablement les droits, mais aucun projet n’est annoncé. La communauté s’inquiète de voir disparaître un studio reconnu pour son audace narrative et sa représentation de la santé mentale. La consultation avec les employés pourrait aboutir à un plan de sauvegarde, mais les chances semblent minces après l’échec des cessions.
Reste à savoir si un repreneur de dernière minute se manifestera. Microsoft affirme explorer d’autres options, mais le ton du communiqué laisse peu de place à l’optimisme. Les prochaines semaines seront décisives pour les équipes de Cambridge.
