Disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch au prix de 9,75 €, Ghetto Zombies: Graffiti Squad est un jeu d’action et de survie au style urbain développé par le studio indépendant brésilien Fogo Games et édité par NUNTIUS GAMES. Le titre met en scène des affrontements contre des hordes de morts-vivants dans un monde dévasté. Mais l’expérience tient-elle ses promesses ?
Un scénario superficiel et des dialogues sans saveur
L’histoire se déroule à Fundinho, un village frappé par la pénurie d’eau. Lorsque l’eau potable est contaminée, les habitants se transforment en zombies et Fundinho devient le dernier bastion de l’humanité. Le Professeur Vara crée alors l’Escouade Z, un groupe de jeunes mutants aux compétences uniques, pour éradiquer la menace. Malheureusement, ce scénario tient sur un post-it et accumule les trous narratifs. Passée l’introduction, la narration s’évapore et les dialogues répétitifs avec les PNJ n’apportent rien de substantiel.
Un gameplay répétitif et frustrant
Le joueur incarne l’un des quatre personnages disponibles, avec la possibilité d’en changer depuis le hub. Les commandes sont basiques : déplacement, visée, tir, corps à corps, esquive et rechargement. La visée permet des dégâts doublés à la tête, mais le verrouillage automatique s’affole dès que les zombies encerclent le joueur. Le corps à corps est utile pour économiser les balles, mais risqué. L’esquive repose sur une jauge de deux charges qui se régénère rapidement. Le joueur peut porter jusqu’à trois armes, et comme les rechargements sont lents, switcher d’arme en urgence devient indispensable.
Une mécanique de fresques murales arbitraire
Pour progresser, il faut peindre des fresques murales. L’achèvement de la dernière fresque déclenche une grande vague de zombies et fait tomber un sac contenant la clé du portail verrouillé. Cette mécanique est la seule façon d’avancer, démontrant un manque de souplesse dans la structure. De plus, les points d’accès au hub ne sont pas présents dans chaque zone, privant régulièrement le joueur de la possibilité de changer d’arme ou d’améliorer ses statistiques. En cas de défaite face à un boss, le joueur réapparaît dans l’arène avec le boss à pleine santé, sans moyen de revenir au hub, ce qui peut forcer à insister ou à recommencer la zone.
Arsenal varié mais système de gacha discutable
L’arsenal est varié, allant des fusils à pompe aux armes loufoques à effets statutaires. Vaincre des ennemis rapporte de l’expérience, des étoiles servant de monnaie et des munitions aléatoires. Pour débloquer du matériel, il faut utiliser un système de gacha via des poubelles bleues (armes) et vertes (soins). Le coût de chaque tirage augmente progressivement, ce qui peut priver le joueur de soins au pire moment.
Un hub vide et une progression frustrante
Le hub est désespérément vide, avec un seul PNJ utile pour recharger les munitions spéciales. Pourtant, le hub est un passage obligé pour distribuer les points de statistiques dans quatre domaines : Attaque, Vitalité, Agilité et Souffle. Chaque héros possède ses propres attributs et sa propre barre d’expérience, un choix discutable étant donné que le jeu se boucle en 3 à 4 heures seulement.
Bestiaire générique et boss recyclés
Le bestiaire manque de diversité, utilisant des changements de couleurs et de tenues pour simuler de nouveaux ennemis. Leur comportement est tout aussi générique. Les demi-boss s’en sortent mieux avec des designs uniques, mais le boss principal est recyclé quatre fois avec seulement quelques coups supplémentaires à chaque rencontre, rendant l’ensemble décevant.
Un pixel art correct mais sans identité
Visuellement, le jeu s’en sort honorablement avec un pixel art détaillé pour les décors, mais le design des personnages est plus grossier. Les environnements souffrent de stéréotypes et de répétition abusive. Même les fresques murales obligatoires ne suffisent pas à briser la monotonie. Le jeu donne l’impression de s’appeler Ghetto Zombies par simple alignement de clichés.
Une bande-son répétitive
La musique est générique, avec de courtes compositions qui tournent en boucle. Chaque chapitre ne comporte qu’un seul morceau, ce qui combiné à la répétitivité du gameplay tue l’atmosphère. Les bruitages sont quelconques, seuls les tirs offrent un vrai sentiment d’impact.
Un contenu famélique pour un prix modeste
Le jeu se boucle en 3 à 4 heures, sans contenu secondaire ni choix de difficulté. La fin se résume à un simple message. Même à 9,75 €, le jeu ne vaut pas l’investissement. Un mode multijoueur aurait pu apporter de la convivialité, mais l’expérience est exclusivement solo. En conclusion, Ghetto Zombies: Graffiti Squad est un jeu répétitif, sans identité, qui donne l’impression de ne pas être fini. Si vous cherchez une expérience similaire, tournez-vous plutôt vers Zombies Ate My Neighbors.
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